Main Data
Author: Guillaume Loire
Title: Mégane Tuyé
Publisher: Books on Demand
ISBN/ISSN: 9782322586264
Edition: 1
Price: CHF 7.00
Publication date: 01/21/2025
Content
Category: Main work before 1945
Language: French
Technical Data
Pages: 364
Copy protection: Wasserzeichen
Devices: PC/MAC/eReader/Tablet
Formate: ePUB
Table of contents
Quel terrible secret habite la chanteuse Mégane Tuyé, la plus grande star du rock que la France ait jamais connue ? Propulsée au rang de star internationale dès son premier album, elle est rapidement devenue l'enfant chérie de la France. Pourtant, Mégane porte en elle un très lourd passe?. Est-ce a? cause de cela qu'elle préfère rester discrète, loin des peoples et de l'agitation médiatique ? Et cette attirance qui lie Stéphane et Mélanie, ne cache-t-elle pas un secret encore plus grand que celui de Mégane ?

Guillaume LOIRE écrit des romans depuis l'âge de 8 ans. Il travaille dans le milieu de la recherche et a pour passion l'univers Fantasy, la Science Fiction, les relations humaines et en particulier la sphère de l'influence et de l'emprise. Son premier roman, « Megan Tuyé », raconte l'histoire d'une chanteuse altruiste, tournée vers la simplicité de la vie et qui doit tracer son chemin dans un milieu où l'argent, l'individualisme et le chacun pour soi sont de mise.
Table of contents

Chapitre 2


Mégane était une femme extrêmement déterminée. Le weekend précédent, elle avait viré son agent, car il commençait à l’énerver plus que de raison.

Mais l’histoire était bien plus complexe.

Max Antonilli était son agent depuis ses débuts. Il lui avait été présenté par un des managers de Classic Record, sa maison de production. Max était un bon agent, mais ses préoccupations différaient très souvent de celles de Mégane. Lui, souhaitait tout faire pour qu’elle puisse tirer un maximum de bénéfices de ce qu’elle faisait, et au passage lui aussivia sa commission.

Mégane, quant à elle, se souciait peu des bénéfices ou du prestige qu’elle pouvait gagner à faire telle ou telle chose que Max lui conseillait. Sa seule préoccupation était de faire de la musique et d’écrire ses textes. Pour cela, elle observait. Elle passait le clair de son temps à Paris ou dans les grandes villes qu’elle fréquentait, à observer les gens, à regarder ces fourmilières grouillantes et à disséquer les histoires qu’elle arrivait à lire en analysant ce qu’elle voyait.

Mégane avait un sens de l’observation hors du commun,à la limite du génie, disaient certains qui la connaissaient bien. Elle parvenait à lire sur les gens comme dans un livre ouvert, sans même avoir à leur parler. Et il lui suffisait de discuter à peine quelques secondes avec quelqu’un pour savoir dans le détail à qui elle avait affaire.

Grâce à toutes ces observations, elle trouvait l’inspiration et elle écrivait ses textes. Ensuite, elle cherchait des airs sur sa guitare pour accompagner, et lorsqu’elle avait trouvé tout ce qu’il lui fallait, elle passait dans son studio avec ses musiciens pour enregistrer une démo.

Elle travaillait ainsi la plupart du temps et sa méthode fonctionnait bien, puisqu’elle avait toujours plusieurs morceaux d’avance qu’elle dégainait lorsque sa production lui mettait la pression pour donner le jour à un nouvel album.

Ces derniers jours, Max avait été trop loin en lui forçant la main pour donner une interview sur une radio de grande écoute. Il avait accepté pour elle sans même lui demander son avis. Elle l’avait donc licencié sans sommation.

Mais ça n’était pas la première fois qu’elle faisait cela et Max savait qu’en revenant quelques jours plus tard, elle finirait par le reprendre, étant trop flemmarde pour s’occuper elle-même de toute la partie administrative et organisationnelle de sa carrière.

En tout cas, Mégane était toute guillerette de pouvoir passer quelques jours sans l’avoir sur le dos. Aussi elle décida de se prendre une journée de repos et de profiter de ce beau soleil de printemps pour aller lézarder dans les jardins du Luxembourg et ne penser à rien. Elle y passa son dimanche et cela lui fit un bien fou.

*

Stéphane et Mélanie entrèrent dans le hall de l’UFR des Saints-Pères. Il était immense et bouillonnant de monde comme d’habitude. De nombreux étudiants étaient assis sur les tables de la cafétéria, certains discutaient, d’autres prenaient leur déjeuner en relisant leurs cours ou en terminant un devoir. Certains discutaient au beau milieu du hall, et d’autres encore étaient massés devant les panneaux d’affichage électronique informatifs. Une grande foule était massée devant l’amphithéâtre qui n’était pas encore ouvert. L’entrée dans ce genre de fac était assez impressionnante pour qui n’y était pas habitué. Malgré l’immensité du hall, ça sentait le café, les croissants et les viennoiseries. Ce qui avait un effet apaisant malgré ce monde et ce stress. Le matin, les étudiants se sentaient comme chez eux au réveil : lorsqu’ils se levaient et que leurs parents avaient déjà préparé le petit-déjeuner ; c’était rassurant.

Stéphane avait toujours un petit pincement au coeur lorsqu’il entrait ici, un peu comme un artiste avant de monter sur scène.

Ils traversèrent le hall, sortirent dans la petite cour intérieure qui le prolongeait et se rendirent à la bibliothèque qui se trouvait de l’autre côté. Ils devaient chercher quelques références pour leur exposé.

Arrivés au bon rayon, ils trouvèrent ce qu’ils cherchaient, passèrent un peu de temps pour compléter leur sujet et redescendirent. Ils retournèrent dans le bâtiment principal où ils avaient un cours magistral dans l’une des salles classées de la fac quelques étages plus haut.

Il s’agissait de la salle Lavoisier, mais les autres étaient très similaires. Ces salles d’époque possédaient une petite estrade en bois avec un ancien tableau en ardoise comme on faisait dans le temps. Ce dernier prenait naissance à partir d’un énorme porte-craie en bois massif qui s’étalait sur toute la longueur du tableau. Il était tellement large et robuste, que certains professeurs de petite taille s’amusaient même à monter dessus, afin de pouvoir écrire en haut du tableau. Ces salles étaient toutes classées aux monuments historiques et il était agréable d’y avoir cours, même s’il y faisait froid en hiver.

Le professeur d’atomistique arriva. Elle était petite, cheveux frisés, et coiffés anarchiquement, le teint rougeaud et un nez qui l’était encore plus. Il était de notoriété qu’elle aimait le vin, et parfois, lorsque les cours étaient dispensés en début d’aprèsmidi, on sentait qu’elle en avait bien bu pendant son repas. Son cours était aussi anarchique que ses cheveux. Il n’y avait pas moyen, en aucune façon, de pouvoir prendre des notes sur sa présentation et d’écouter son cours en même temps. C’était soit l’un, soit l’autre. Elle donnait ses cours à l’ancienne sur papier transparent. Et ils étaient écrits à la main et en patte de mouche. Il ne restait que très peu de vide dessus, car elle semblait avoir développé un t.o.c. du remplissage total et systématique de la surface du support plastique. Stéphane et Mélanie travaillaient toujours en binôme pour ce cours. Elle l’écoutait et prenait des notes ; lui, recopiait les transparents. Ils en faisaient ensuite la synthèse.

Leur méthode fonctionnait bien, car, aux premiers partiels, ils avaient eu 18/20, là où les autres ne dépassaient guère 12-13.

Tous les deux avaient d’ailleurs déjà été démarchés par des chercheurs en chimie théorique de la fac pour une future thèse étant donné leurs notes. Mais autant Mélanie était intéressée par une thèse, autant Stéphane se demandait dans quelle mesure il arriverait à conjuguer une thèse et sa relation avec Mégane. En effet, la chanteuse allait entamer une tournée mondiale dès le début de l’été et il ne pouvait pas faire autrement que d’être avec elle.

Malheureusement, en thèse tout était très différent d’une année de cours : durant une année de cours, il pouvait se permettre d’être absent même aux séances de travaux dirigés, avec l’accord des professeurs. Pour les cours, il pouvait les suivre en autodidacte ou, depuis l’année passée, grâce à Mélanie.

Mais en thèse, il faut être au laboratoire à plein temps.

Encore qu’il se disait qu’en chimie théorique, où le travail consistait en grande partie en des calculs mathématiques, il pourrait s’absenter et continuer à travailler à distance à l’aide d’un ordinateur, pour peu que le sien soit suffisamment puissant, ou que le laboratoire lui en paye un.

Mais, en vérité, il n’en savait rien.

Il avait dit à Mélanie qu’il devait s’absenter dès la fin de l’automne, et lui avait fait part de ses craintes, même s’il ne lui avait pas expliqué la raison de son absence. Elle lui avait proposé de parler de tout cela avec les chercheurs dès le deuxième partiel. Si ses notes étaient aussi bonnes, et si les chercheurs tenaient tant à l’avoir, il y aurait certainement moyen de négocier, voire de faire pression. Elle connaissait bien les chercheurs grâce à son père et elle savait qu’ils ne laisseraient pas filer un tel prodige en atomistique dans la nature.

Ils terminèrent leur cours et se rendirent à la cafétéria. Le jeudi, ils avaient pris pour habitude de se mettre dans le fond de la petite salle de gauche pour manger et revoir ensemble le cours...

 
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