Main Data
Author: Marina Bergamelli
Title: La plume écarlate Romance et thriller gothique
Publisher: Books on Demand
ISBN/ISSN: 9782322589920
Edition: 1
Price: CHF 8.00
Publication date: 11/27/2025
Content
Category: Detective stories, thrillers, espionage
Language: French
Technical Data
Pages: 364
Copy protection: Wasserzeichen
Devices: PC/MAC/eReader/Tablet
Formate: ePUB
Table of contents
Faith Vericondi, romanciere en panne d'inspiration, pensait avoir tout perdu apres le suicide de son mari. Jusqu'a sa rencontre avec Mary, une femme fascinante et inquietante, passionnee par Jack l'Eventreur. Sous son influence, les mots reviennent. Mais les scenes que Faith ecrit prennent vie dans les ruelles venetiennes... et les cadavres s'accumulent. Entre Louis, le restaurateur de livres, pret a tout pour la proteger, et Darius, l'homme trouble qui l'attire malgre elle, Faith se retrouve au coeur d'un triangle amoureux aussi envoutant que dangereux. Car Mary n'est pas ce qu'elle parait. Son secret remonte a Whitechapel, 1888. Et elle a choisi Faith pour achever son oeuvre sanglante. Un thriller gothique haletant, ou l'amour, l'encre et le sang s'entremelent jusqu'a la derniere page.

A grandi entourée de livres et de récits fantastiques. Fascinée par Venise et ses palais aux légendes sombres, elle a trouvé dans l'écriture un moyen d'explorer ses propres obsessions. La Plume Écarlate est son premier roman, une histoire où se mêlent passion, peur et mémoire des pierres.
Table of contents

Prologue.


Venise. Novembre. Une pluie fine gifle les vitres de l’appartement. Le curseur clignote sur l’écran, métronome de son échec. Faith Morgan Vericondi n’a pas écrit une ligne depuis trois mois. Son premier roman, salué par la critique comme"la renaissance du gothique moderne", lui pèse comme une condamnation. Elle ne sait plus si elle a du talent, ou juste eu de la chance.

Elle tape trois mots. Les efface. Tape encore. Efface tout. Elle se lève. Allume une cigarette qu’elle ne fumera pas. S'approche de la fenêtre.

En bas, Venise s'étire dans une brume grisâtre. L’eau lape les pavés, les lampadaires diffusent une lumière maladive. Un reflet attire son œil sur le canal : une silhouette, figée, qui l'observe. Puis disparaît.

Elle ferme les yeux. Trop de café. Trop de vide. Sur la table, son journal est ouvert. Une page blanche. Et à côté, un petit article froissé, arraché à La Nuova Venezia.

« Corps mutilé retrouvé dans le Ghetto. L’acte d’un fou ?».

Elle l’a lu ce matin, sans y prêter attention. Mais quelque chose l’a poussée à le garder. Elle s'assied. Elle prend son stylo. Machinalement, elle écrit :. « Ruelle étroite. Odeur de cuivre. Un homme court. Il sait qu’il va mourir. ».

Elle s’arrête. Relit. Fronce les sourcils. Ces mots ne viennent pas d’elle. Pas vraiment. Elle les a écrits, mais ne les a pas pensés. Un frémissement glacial s'empare de tout son être.. Elle referme le carnet. Se lève. Attrape son manteau. Il faut qu’elle sorte. Respirer. Oublier.

— • —

La fenêtre était toujours ouverte. L'air humide de Venise s'infiltrait dans l'appartement, charriant l'odeur des canaux et cette pourriture douceâtre qu'elle reconnaissait entre mille. Faith Vericondi était restée figée depuis qu’elle avait écrit cette dernière phrase dans son journal. :"Je pensais que le suicide d’Alessandro était ma plus grande tragédie. Je ne savais pas encore que ce n’était que le début." Les mots semblaient flotter dans l'air, pesants, comme une prémonition suspendue. Elle referma lentement son carnet, ses doigts tremblant encore. Le cuir était usé à force d’avoir été caressé, gratté, malmené. Elle le posa sur le bureau, juste à côté de la tasse de café froid. Un coup de vent, joueur ou malicieux, s’infiltra par la fenêtre entrouverte et fit voltiger les pages du journal local, La Nuova Venezia, posé nonchalamment sur la table. Une page s’ouvrit brusquement, dévoilant un titre en lettres grasses et noires qui sauta aux yeux de Faith.

MACABRE DÉCOUVERTE PRÈS DU RIALTO.

Elle sentit son cœur se contracter, une boule d’angoisse lovée dans sa poitrine. Ses yeux parcoururent la page en apnée.

"Un corps mutilé découvert dans une ruelle adjacente à la Cantina Do Mori. Dans la nuit du 15 septembre, le corps d'un homme a été découvert dans une ruelle proche de la Cantina Do Mori. La victime, non identifiée, portait des marques de mutilations"ritualistiques" selon les premiers rapports de police.

Le commissaire Donato évoque la possibilité d'un tueur méthodique."Les blessures témoignent d'une précision chirurgicale", déclare le Dr. Elena Visconti, médecin légiste.

"L'autopsie préliminaire révèle que certains organes ont été prélevés avec une expertise suggérant des connaissances anatomiques poussées.".

Un message énigmatique"La justice traverse le temps" a été retrouvé gravé sur le mur adjacent au corps. Les autorités n'excluent pas la piste d'un rituel occulte. Le quartier historique, habituellement animé par les touristes et les habitués des bars traditionnels, est sous le choc. La police a établi un périmètre de sécurité et appelle les éventuels témoins à se manifester.

L'identité de la victime n'a pas encore été communiquée, dans l'attente de l'information de la famille. Pour toute information : Numéro spécial Police de Venise 041.547.547".

Faith sentit une vague glaciale la traverser. Les images se formaient déjà dans son esprit : la ruelle sombre près de la Cantina, les pavés humides, la lueur vacillante des lampadaires. Le corps, gisant là, vidé de son sang, mutilé avec une précision clinique.

Elle leva les yeux vers l’écran de son ordinateur. Plusieurs onglets étaient ouverts, des sites d'information locaux. Tous relataient la même histoire, les mêmes détails morbides.

Des photos floues montraient la ruelle, les bandes jaunes de la police, les curieux massés derrière les barrières. Une autre image, moins nette, dévoilait un fragment du message gravé sur le mur :"La justice traverse le temps".

Faith se redressa, attrapa sa tasse de café et but une gorgée amère. Froide. L'amertume s'étendit sur sa langue comme un poison. Elle se pencha de nouveau sur l'article. Certains mots résonnaient étrangement en elle.

"Précision chirurgicale."."Ritualistique."."La justice traverse le temps.".

Elle ferma les yeux. Les échos de ses propres cauchemars, de ses histoires inventées, semblaient se matérialiser dans la réalité. Le genre de détails qu’elle aurait décrits dans son premier roman. Mais là, ce n'était plus de la fiction. C'était tangible. Réel. Ses doigts tapotèrent nerveusement le bord du clavier. Elle cliqua sur l’un des onglets.

Un blog anonyme relayait des rumeurs : un rituel occulte, des organes prélevés avec une maîtrise inquiétante. Elle sentit l'excitation revenir. Cette sensation viscérale, cette montée d'adrénaline qu'elle n'avait plus ressentie depuis des mois. Depuis Alessandro. Mais en même temps, elle était dégoûtée d'elle-même. Comment pouvait-elle ressentir ça ? Comment pouvait-elle trouver une quelconque inspiration dans un meurtre réel ?

Elle imprima l'article. Le bruit de l’imprimante emplit la pièce, rompant le silence lourd. Les feuilles s'empilèrent sur le plateau. Faith les attrapa, les observa un instant. Ses mains tremblaient. Elle traversa l’appartement jusqu’au mur d’inspiration. Vide depuis des mois. Elle prit une punaise et épingla l'article au centre. Un symbole. Un point de départ ? Faith recula d'un pas, croisa les bras. Elle chuchota, comme si les murs pouvaient l’entendre :"Certaines histoires nous choisissent.

Celle-ci a un goût de sang.". Le frisson qui la parcourut ne venait pas de l’air humide de Venise. C’était plus profond. Plus ancien. Une connexion invisible entre l’horreur et l’écriture. Entre la vie et la mort. Elle s’assit à son bureau, ouvrit un nouveau document sur son ordinateur. Le curseur clignota, attendant. Plus d’excuses. Plus de vide.

Ses doigts trouvèrent les touches, hésitants au début, puis plus assurés.

"15 septembre 2024.

Venise. Le sang appelle le sang." Et quelque part, au fond d’elle, une voix murmurait que ce n'était que le commencement. Mais le curseur après la phrase bateau, clignotait toujours dans le vide...

JOURNAL

Je compte les feuilles, me reste deux feuilles là, j’en prends une en plus. Les trois nécessaires pour me torcher le cul. (le correcteur me propose “nettoyer”. Je me marre).

Bah ! Pas grave, lundi j’aurai de quoi m’acheter du papier Q. Puis je me répète la phrase, je ris encore, putain, à quoi je pense, c’est pas possible. Il y a dix ans, j’aurais paniqué. Je n’ai plus peur du manque.

Je viens de voir “L’amour ouf”, ça doit impacter le langage, d’une manière ou d’une autre, mais ces dialogues sont tellement justes, tellement, “je ne m’y attendais pas”, mais j’adorerais, j’ai adoré vivre un amour tel que celui-là.

Je me mentais, c’est terrible de se mentir à soi-même et de ne pas voir. On ne sait jamais où notre histoire nous mène, celle-là est parfaite. “I’ll stand for you, you’ll stand for me” ("Je serai là pour toi, tu seras là pour moi").

C’est la recette, la perfection. Celle que je n’ai jamais comprise. Enfin, au fond de moi je savais, j’en crevais d’un mec qui me défende, qui soit là pour moi, au bon moment.

Il y a un élément important dans une vie de couple, c’est celui où tu demandes à l’autre : “est-ce que tu serais prêt à mourir pour moi ?” Celui que j’avais épousé m’avait...

 
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