Karl.
Ok, on se rappelle plus tard.
Gros bisous mon chouchou dit son amie Hélène.
En ce 13 juin 2026, en plein Paris, la météo est plaisante avec des températures avoisinant les 25 degrés Celsius.
De nombreux touristes étrangers arpentent les rues de la capitale française, explorent ses parcs, les jardins publics, les musées, et profitent de balades en péniche et bien plus encore…
Au sein de cette foule, un jeune homme dans la vingtaine, d'aspect caucasien, marche d'un pas désinvolte et la tête baissée caché d’une casquette sans se poser de questions.
Le garçon descend dans un tunnel situé au milieu d'un large boulevard animé, où se trouve un mode de déplacement très pratique pour les habitants : le métro de Paris.
Après sa traversée de ces vastes couloirs, il atteint une des stations et s'installe sur un des petits bancs peints en vert qui constituent les bords du train de métro.
Il est écorché et épuisé, ses yeux paraissent dénués de vie.
Il se ronge les ongles à sang, ses jambes tremblantes oscillent de façon nerveuse.
— Pourquoi réagit-il ainsi ?
— Qu'est-ce qui peut lui traverser l'esprit !
Un homme d'environ trente ans prend place à ses côtés, équipé d'un petit sac qui ne contient qu'un stylo.
Une fois confortablement assis, le monsieur observe l'attitude du jeune homme, tout en observant
simultanément la démarche et le style vestimentaire des passants en attente de son métro.
Il tourne en dérision subtilement les actions des piétons.
Dans le métro, certains passagers se plongent dans la lecture, écoutent de la musique, d'autres se mettent à chanter, etc.
Tandis que la foule se presse pour ne pas rater la fermeture des portes, d'autres progressent calmement, oscillant leurs bras d’une façon douce et fluide.
Et puis cet individu au look inhabituel qui marche en déambulant la rame de long en large s'amuse à pivoter la tête dans diverses directions, sa réaction rappelle celle d'un hibou comme s’il jouait une pièce de théâtre comme un comédien fou.
Les deux hommes restés côte à côte sur le banc durant toutes ces minutes, regardant ce cirque, ils se mettent à rigoler.
Mais personne ne communique oralement.
L'homme, intrigué par son voisin qui laisse continuellement sa bouche ouverte, comme s'il était sur le point d'avaler des mouches, décide soudainement de quitter le métro.
Par politesse il sourit au monsieur sans dire un mot.
Karl se lève et choisit de partir de la station en gravissant les escaliers.
Entre-temps, l'homme se sent de manière confortable dans la gare, attendant que les voyageurs se hâtent vers les voitures du métro.
Il s'infiltre avec eux à l'intérieur de l'une d'elles, qui le conduira deux arrêts plus loin.
Avec sa sacoche en main, il se promène dans les rues du cinquième arrondissement de la capitale, célèbre pour ses magnifiques édifices et ses nombreuses librairies.
Il est très attaché à ce secteur vibrant du Paradis latin.
Alors qu’il déambule dans les rues. Soudain, un regard le fixe face à lui.
Il l'admet.
— Il se dit ! Il s'agit du jeune homme qui est assis à côté de moi dans le métro.
Par simple curiosité, il choisit de le suivre, adoptant le rôle d'un enquêteur.
— Oh, mon Dieu !
— Il ne marche pas, il galope ! s'est-il exclamé.
Au bout de plusieurs mètres, Karl soudain se met à se stopper.
Il s’arrête, porte son regard sur une vitrine où sont soigneusement alignés des dizaines de livres dans le but de captiver les passants.
Il rentre.
Discrètement, l’homme le suit dans ce mini-magasin rempli de centaines de bouquins rangés sur des étagères en bois verni.
Karl recherche une saga particulière.
Le vendeur s’approche du garçon et lui propose ses services.
— Bonjour, je suis à votre disposition pour vous aider si besoin.
— Oui, bonjour, répond Karl, je souhaite lire un ouvrage écrit par cette écrivaine.
— Vous avez un bon goût, c’est une romancière à succès, observe le vendeur.
Pour la première fois, cet homme entend la voix de Karl.
Il l'écoute avec attention. Karl, en attendant, converse avec le vendeur d’une diction douce, calme et délicate, s’avère plutôt amusant.
Le vendeur, très efféminé et agréable, l’a aidé à chercher dans le rayon dédié au genre des thrillers.
Karl exprime sa gratitude avec élégance au commerçant.
Le monsieur s’approche discrètement pour voir sa sélection.
Karl a trouvé son bonheur, et laisse échapper un léger sourire.
L’homme tombe nez à nez sur un livre qu’il a adoré durant son enfance.
Ce bouquin l'a tellement marqué qu’il se souvient du titre comme si c’était hier : « Mon bel oranger ».
Sans hésitation, il l’achète.
Il se rend au comptoir pour payer et se place juste derrière le jeune garçon.
Le caissier, très souriant, annonce le prix.
Il règle et au moment de quitter la librairie, il salue l'ensemble du personnel.
L’homme attend que le libraire l’encaisse, mais, comme par hasard, une dame de la haute société le perturbe en pensant qu'il était vendeur pour lui demander où elle peut trouver un livre sur la littérature française.
Les nerfs commencent à lui monter comme on dit au nez.
Une fois le paiement effectué, il sort du magasin en courant.
Toutefois, il est soudainement confronté à une population en masse sur le trottoir, ce qui le déconcerte.
— Zut ! Crie-t-il ?
Il emprunte un chemin aléatoire en espérant retrouver ce garçon, Karl.
On connaît cet homme sous le nom de Maxence, il est une figure emblématique dans le secteur de la restauration. C'est un épicurien et un fin gourmet qui visite les brasseries, les restaurants célèbres tout comme les petites échoppes de Paris pour leur attribuer des notes.
Il publie des livres remplis de photos et de commentaires sur l'ensemble de la gastronomie, y compris les fromages, les desserts et les vins.
Son ouvrage à venir se dédie intégralement aux amoureux de douceur.
Il arpente la ville entière à la quête du pain idéal,
de la pâtisserie à se damner, des chocolats artisanaux, et de la glace aux parfums uniques.
Ensuite, pour l'année suivante, il publie un ouvrage dans le marché de la poissonnerie, de la charcuterie et de la boucherie, suivi d'une section en fin d'ouvrage consacrée à la restauration rapide.
Maxence, avec son apparence des années 50, est impossible à manquer.
Le jeune homme le regarda discrètement tout en étant fasciné par le style du monsieur.
Il est toujours vêtu d'une façon parfaite, portant un chapeau et une moustache méticuleusement entretenue, sans négliger ses lunettes rondes teintées de rose.
— Mais pourquoi tient-il tant à retrouver ce garçon ?
Alors qu'il continue à marcher, soudainement un torrent de pluie intense tombe.
Les rues ruissellent comme une rivière.
Maxence cherche refuge dans une parfumerie.
Il explore le lieu, observe et perçoit diverses senteurs, puis en fait l'acquisition.
Il sort de la boutique et, à l'instant où il doit se rendre dans le métro, il aperçoit de loin le jeune homme.
Il modifie sa route, tente de le récupérer.
Finalement, il y parvient.
Il le suit après quelques mètres de marche rapide.
Karl marche sans cesse la tête baissée.
Il progresse dans un joli parc, d'une splendeur à couper le souffle et d'une immense intensité.
Ce lieu s'appelle"Le Jardin des plantes".
Le Muséum national...