Notre petit prince est très ami avec les nombres. Ils sont si présents et répétés dans le texte qu’ils doivent nous dire quelque chose de plus que ce qui est écrit. Les anciens étaient familiarisés avec ce symbolisme. Ils l’utilisaient pour montrer du doigt ce qui ne peut être si clairement exprimé par des mots. Cela leur permettait également d’en cacher le sens à ceux qui n’en étaient pas dignes et qui risquaient par des interprétations douteuses d’en faire un usage pour le moins maladroit, si ce n’est maléfique.
« Les baobabs ne poussent pas toujours où on les attend. » [20]
Pythagore étudia, en Égypte antique, la symbolique des nombres, reprise ensuite par Platon. Celui-ci considérait la symbolique des nombres comme le plus haut degré de la connaissance et l’essence de l’harmonie cosmique et intérieure ; il éc