: Sarah Chaabane
: Feelings
: Books on Demand
: 9782322606528
: 1
: CHF 12.30
:
: Hauptwerk vor 1945
: French
: 606
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Plongez dans l'univers extraordinaire de Feelings, une ville où chaque habitant porte le prénom d'une émotion. Je suis Anxieuse, une adolescente de 18 ans. Dans cette société dirigée par les grandes familles de la joie, de la colère, de la tristesse, de la peur, du dégoût et de la surprise. Une loi inhabituelle contraint chacun à ne ressentir qu'une seule émotion sous peine de sanctions sévères. Mais que se passerait-il si l'on osait éprouver d'autres émotions ? Ma vie prend une toute nouvelle tournure depuis une rencontre qui promet de tout changer..

Je m'appelle Sarah Chaabane et je suis une jeune auteure passionnée et j'ai souvent la tête dans les nuages. Depuis toute petite, j'adore inventer des histoires pour laisser parler mon imagination débordante. Ecrire a toujours été un moyen pour moi de m'exprimer et de rêver. J'ai commencé à partager mes textes sur Wattpad, où j'ai publié ma première histoire, Feelings.

Chapitre 2


Je sortais en direction de l'allée où ma voiture était garée, lorsque j'aperçus une silhouette masculine. Je me rapprochai de celle-ci, quand je reconnus le gars à travers le grillage qui m'avait montré mes lacets défaits. Il était assis sur le capot de ma voiture tout en fumant une cigarette, il m'aperçut et me jeta un regard de haut en bas. Un regard qui me déstabilisa, je m'avançai vers lui en lui demandant :

— Je peux savoir ce que tu fais là ?

— Je fume, me répondit l'individu sur un ton insolent.

— Oui, je l'ai bien compris ça, mais pourquoi sur ma voiture ? Tu peux t'asseoir autre part !

— Non.

— Ce n'était pas une question, va t'asseoir ailleurs !

M'exclamai-je assez fort.

Il fit tomber sa cigarette à ses pieds pour ensuite l'écraser, il se leva du devant de ma voiture, se rapprocha de moi. Il était maintenant à quelques centimètres de mon visage, il me fixa droit dans les yeux, je fermai les paupières sur le coup de la peur. Après quelques secondes, je les ouvris à nouveau, il avait disparu. J'expirai de soulagement, j'ouvris la portière, m'assis et refermai derrière moi, lorsque j'entendis la portière du côté passager s'ouvrir d'un coup sec. Je tournai la tête instinctivement :

— Mais qu'est-ce que tu fais ici ?! Tu es dans ma voiture, dehors ! Je ne te connais pas ! Sors immédiatement.

— Tu m'as dit d'aller m'asseoir autre part que sur ta voiture, alors je suis autre part.

— Mais pas dans ma voiture ! Ni sur mon véhicule !

Sors avant que j'appelle la police !

— Appelle la police, je t'en prie, j'ai hâte de savoir ce que tu vas leur dire.

Très bien.

Je sortis mon téléphone, composai le numéro de la police, la tonalité sonna lorsqu'une personne décrocha.

« Police de Feelings, quel est le motif de votre appel ? »

— Oui bonsoir, il y a un individu qui était assis sur ma voiture, que je ne connais pas, qui s'est permis de rentrer dans mon véhicule.

« Cet individu, vous a-t-il fait du mal ? »

— Non.

« Cet individu est-il armé ? »

— Non pas que je sache.

« Désolé, mais nous ne pouvons pas nous déplacer pour si peu, bonne soirée madame »

— Ils viennent de me raccrocher !

Il me regarda tout en plissant les yeux et ricanant. Il me lança d'un ton insolent :

— Tu as quand même appelé les flics, belle tentative, je te l'ai dit que tu perdais ton temps, espèce de parano.

Je lui gueulai dessus en lui disant de dégager de ma voiture sur le champ, il me lâcha un sourire pour me narguer, il remonta une de ses mèches en arrière et sortit de ma voiture. Dès qu'il sortit, je verrouillai les portières, mis le contact et démarrai. Tout au long du trajet, j'expirais et inspirais afin de me calmer de ce moment de folie. Après quelques minutes, j'arrivai à la maison de la plage appartenant à la famille de la Joie. Je me garai, sortis de la voiture, pris une grande bouffée d'air lorsque j'aperçus la maison en fête. La musique s'entendait du parking où des dizaines de voitures étaient garées. Je n'aimais pas les soirées, être au milieu de plein de gens, avoir les regards braqués sur moi. Joviale avait tendance à organiser des tonnes de soirées et à toutes, je reste assise sur le divan entre deux couples en pleine embrassade. J’étais venue afin de faire plaisir à ma meilleure amie et puis c'était notre dernière année de lycée. Je pris une bouffée d'air et m'avançai vers la porte d'entrée qui était déjà ouverte. Je me faufilai parmi les dizaines de personnes, je me frayai un chemin lorsque je bousculai quelqu'un sans faire exprès :

— Oh, tu ne peux pas faire attention ?

— Je suis désolée, vraiment désolée.

— Anxieuse ? Toi, ici ?

— Oui, je suis ici, ça te choque Protecteur ?

— Oui un peu, ce n'est pas ton genre les soirées, toi qui es une personne sans cesse en train de stresser pour la moindre chose. Toi qui n'aimes pas les endroits peuplés de monde.

— Merci de me décrire Protecteur et toi qu'est-ce que tu fais ici ?

— Joviale m'a invité et puis je suis ici pour ma sœur aussi.

— Rancunière est ici ?

— Oui, comme l'ensemble du lycée d'ailleurs.

— Dis-moi, tu n'aurais pas vu Joviale ?

— Elle est au bord de la piscine, on se parlait justement et elle est partie subitement. J'espère qu'elle va bien, me répondit-il en la pointant de son index.

Je rejoignis la piscine, lorsque je reconnus Joviale de dos face au buffet, je m'approchai d'elle en posant une main sur son épaule.

— Coucou, mais tu fais quoi ici seule ? Protecteur m'a dit que tu étais partie d'un coup en pleine discussion avec lui, quelque chose ne va pas ?

— Anxieuse… j'ai eu une drôle de sensation dans l'estomac et j'ai senti ma gorge se nouer, je n'ai jamais ressenti ça.

— C'est de la panique, Joviale

— Oui voilà.

Tu as paniqué ! Mais pourquoi ?!

— Oui bon, c'est bon, ne rajoute pas une couche s'il te plaît.

— Je suis désolée, mais ça me surprend, tu es Joviale, tu diffuses la bonne humeur, pourquoi tu t'es mise à paniquer ?

— Protecteur a tenté de m'embrasser et je ne sais pas s'il le pense vraiment ou si c'est juste l'effet de l'alcool ou alors si c’est seulement pour s'amuser. C'est vrai que j'ai toujours apprécié Protecteur depuis l'enfance, mais je ne sais pas si c'est réciproque ou si c'est seulement le temps de la soirée.

— Protecteur veut protéger les personnes autour de lui et puis il t'apprécie comme tu es, j'en suis sûre. Tu sais, c'est normal de ressentir différentes émotions, tu n'es pas bizarre, tu es juste humaine.

— Mais personne ressent une autre émotion que la sienne Anxieuse, tu veux que je te rappelle la loi de Feelings ? C'est la première fois que ça m'arrive, je ne sais pas comment arrêter cette sensation, je ne sais pas comment réagir à ça.

— Joviale, retourne voir Protecteur, ça va aller, tu verras.

— Il faut que je positive, tu as raison Anxieuse, mille merci !

Elle mit ses cheveux en avant et se précipita pour rejoindre Protecteur, je souris tout en remettant une de mes mèches derrière l'oreille. Je me servis un verre de soda et descendis les marches du jardin de la maison en direction de la plage qui était déserte à cette heure-ci. Je fixai l'horizon, tout en buvant lorsque j'entendis une voix qui m'était familière :

— J'aime bien venir ici, ça me permet de me vider la tête.

— Oh Brave, c'est toi, je pensais que tu étais à la fête, lui lançai-je en avalant de travers.

— Oui, j'y étais, mais je te cherchais justement.

— Ah bon ? Pourquoi ça ?

Il s'avança en me prenant la main, il me regarda droit dans les yeux, je plongeai mon regard dans le sien, ses yeux m'intimidèrent. Mais je pouvais passer des heures à les contempler, il me remit une mèche derrière mon oreille et s'exclama :

— Je voulais savoir comment tu vas depuis ta chute au sport ?

— Oh… je vais bien, merci de t'en inquiéter, je ne savais pas que tu étais de nature inquiet.

— Oui, je sais, c'est bizarre de ressentir de l'inquiétude, je ne devrais pas, si les autres apprennent ça, je serais mis à l'écart, c'est mieux que je garde ça pour moi.

— Mais pourquoi faire preuve d'inquiétude envers moi ?

— Je t'ai secourue du coup, je voulais savoir si tu te sentais mieux. Tu sais je te fais confiance Anxieuse, je sais que tu ne diras rien si je devais être un changement d'émotion. Si tu vas mieux c'est le principal, tu viens, on retourne à la fête, je t'invite à danser ?

— Tu sais, moi et la danse, on n'est pas compatible, mais je veux bien te regarder danser, lui répondis-je en baissant la tête vers le sable.

— Allez fais preuve de courage même si je sais que tu ne peux pas le ressentir.

Il passa son bras derrière ma nuque, je ressentis au même moment plusieurs palpitations accompagnées de frissons. J'accédai à la maison, dans le salon, Brave me tira le bras en me faisant tourner autour de lui sur le rythme de la musique. Joviale m'aperçut aux côtés de Brave, me fit un signe de la main et reprit sa conversation avec Protecteur. Tout le monde sortit lorsqu'un cri se fit entendre dans le jardin. En sortant à l'extérieur, j'aperçus Rancunière se faire pousser dans...