: Jean-Benoit Turc
: Rêve ou Réalité
: Books on Demand
: 9782322515660
: 1
: CHF 8.30
:
: Hauptwerk vor 1945
: French
: 278
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Je me présente Jean Benoît Jackson, JB pour les intimes. Je suis un aventurier parcourant le monde en compagnie de mon amie Magalie et de mon chien Benji à la recherche de civilisations disparues et de leurs trésors mais je ne suis pas un pilleur de tombes. Je vous invite à nous suivre au Mexique pour la suite de nos aventures.

3


RENCONTRE INNATTENDUE


Après quelques heures de sommeil réparateur, on se prépara pour notre randonnée. Nous allâmes prendre notre petit-déjeuner dans le grand salon qui se trouvait à l'arrière du bâtiment. On s'installa à l'écart des autres convives qui étaient rassemblés au centre de la pièce. On avait choisi cette table pour sa vue imprenable sur le paysage : un lac entouré d'une forêt aux multiples couleurs et au loin une montagne recouverte de terre rouge. Le décor ressemblait à un tableau réalisé par un peintre de renom.

Pendant que Magalie s'installait avec mon chien, je partis en direction du comptoir où l'on pouvait se servir à volonté : croissants, pains au raisins, beignets aux différents parfums... Par contre pour ce qui concernait les boissons, là nous n'avions pas un choix mirobolant : la seule qui nous était proposée était un cappuccino lyophilisé sans sucre. Pour moi ça me convenait à la perfection ; mais quand je dis à Magalie que je n'avais que ça à lui proposer, elle fit une de ces têtes ! Je lacomprenais, ce n'est pas agréable de boire quelque chose à contre– coeur. Pour compenser sa rage intérieure, elle se vengea sur les petits pains et en dévora quatre en l'espace de vingt minutes ! Quant à moi je me suis contenté de deux croissants. Mais la dernière part, ce ne fut pas l'un de nous deux qui la mangea...

" Si vous avez trouvé c'est que vous suivez bien mon histoire, pour les autres je vais leur donner un petit indice : la forme que vous devez trouver a quatre pattes ; Vous avez trouvé ? Bien revenons à mon récit."

Le petit-déjeuner achevé, on resta un peu à notre table à écouter les autres convives, qui débattaient du temps qu’il allait faire ces prochains jours. D'après leurs dires, nous devrions avoir du beau temps à partir du mercredi, par contre pour demain temps nuageux et pluvieux.

Peu à peu les personnes quittèrent la salle du restaurant pour aller où bon leur semblait. Unmoment plus tard on se retrouva seuls dans la pièce et je proposai à Magalie de faire comme tout le monde.

On croisa une ou deux personnes dans le couloir que nous saluâmes au passage tout en nous dépêchant de retourner dans notre chambre pour rassembler nos affaires et faire nos lits. Même si cette tache n'était pas obligatoire c'était plus correct vis-à-vis des femmes de chambre.

Il ne nous restait plus qu’à redescendre pour régler.

La note payée, nous nous sommes retrouvés dans la rue vers onze heures. La voie principale était libre, aucun véhicule le long des trottoirs. Arrivés sur la place du village, nous avons pris différentes ruelles. À travers un dédale de rues, nous nous sommes finalement retrouvés à la sortie de la ville et nous avons choisi un chemin qui allait nous conduire... je ne sais où !

Bien une heure plus tard nous marchions tout en ramassant des fruits des bois et des champignonspour le repas de midi. Nous sommes arrivés dans un petit champ et nous avons décidé d'établir le campement à l’endroit même où nous étions arrêtés.

– Je vais chercher du bois pour allumer un feu.

– Pendant que tu vas ramasser des branches, je vais préparer les champignons.

– Peux-tu donner à boire à Benji ?

– À vos ordres mon capitaine !

Nous avons éclaté de rire à la plaisanterie de Magalie ! Puis je pris le chemin à la recherche de branchages pour pouvoir nous revigorer avec une bonne flambée et nous restaurer avec des thallophytes bien visqueux. Sur la piste du retour, je rencontrai une personne qui me demanda :

– Que faites-vous par ci ?

Je lui répondis :

– Nous allons passer le restant de l'après-midi et la nuit dans le terrain qui se trouve un peu plus loin et nous repartirons demain matin.

Il me répliqua :

– Pourquoi me dites-vous"nous" allons camper ?

– Parce que"nous" inclut mon amie, mon chien et moi. Ma réponse vous convient-elle ?

– Oui ! Plutôt que de dormir à la belle étoile, pourquoi ne venez-vous pas dormir chez moi ?

Je réfléchis un bon moment et je dis :

– Nous ne sommes pas riches, et cela me gênerait que vous vous priviez pour nous recevoir. De plus qui me dit que vous êtes sincère ? car je ne vous connais même pas. Vous êtes apparu comme un fantôme.

– Je peux vous assurer que ma proposition est loyale.

– Si, je dis bien si, vos intentions sont honorables, pouvez-vous me dire qui vous êtes ?

– Les gens du village me surnomment, l'ombre blanche, mais mon vrai nom est Alexandro. Je suis le maire du village, ma réponse vous satisfait-elle ?

– Je vous présente mes excuses monsieur le maire.

– Je les accepte.

– Je suis touché par votre proposition, mais je ne suis pas tout seul et je ne sais pas si vous avez de la place pour trois ?

– De ce côté aucun problème.

– OK ! Je vais demander à mon amie si elle est d'accord pour passer la nuit dans un endroit sec. Où se trouve votre maison pour qu'on puisse venir vous rejoindre ?

– Je vous attends ici.

– Heu ! Je vous remercie de votre hospitalité. Mais je préfère que vous me montriez le chemin qui conduit à votre demeure car Magalie m'attend pour souper et nous viendrons après.

– Bien, si vous voulez. Alors vous continuerez sur ce sentier en tournant à droite puis à gauche, vous tomberez à l'entrée du village. Vous prendrez la rue principale et vous trouverez une maison avec un toit bleu.

– Je vous remercie, à tout à l’heure !

Sur ce, je retournais auprès de Magalie et de mon chien.

– C'est mon imagination qui travaille ou c'est bien toi ?

– C'est moi, Je suis désolé d'avoir mis autant de temps car j’ai rencontré Alexandro qui est le Maire du village et il nous invite à dormir chez lui. Tu es d'accord ?

– Bien sûr ! Tu lui as dit que nous irions après manger ?

– Oui !

Je commençai à faire le feu et nous fîmes cuire les champignons dans le papier d'alu que j’avais soigneusement pris avant de partir. Le dîner fini nous avons rassemblé nos affaires et avons éteint le feu en rajoutant de la terre sur les braises pour éviter un incendie. Puis nous nous sommes remis en route pour la maison de notre hôte. Quand nous arrivâmes devant la porte du propriétaire, nous fûmes surpris de ne pas voir le nom d’Alexandro sur la plaque d'entrée. Pourtant, nous étions bien au bon endroit car nous ne voyions pas d’autresmaisons avec un toit bleu. Je décidai de sonner à la porte malgré l'heure tardive. Quelqu'un nous ouvrit et nous demanda :

– Qu'est ce que vous désirez ?

– Pardon de vous déranger si tardivement, mais je me demandai si nous étions bien chez Monsieur Alexandro car nous ne voyons aucune plaque qui pourrait nous renseigner a se sujet.

– Oui ! Pourquoi cette question ?

– Monsieur Alexandro est-il le Maire du village ?

– C’est exact. Mais je préfère dire : était. Il a disparu il y a trois ans, et certains villageois vous diront qu'il est mort d'une crise cardiaque. Et en attendant la fin de l'enquête c’est moi qui ai la garde de sa maison.

– Disparu?!!! enquête ???... L’histoire que je vais vous raconter va donc vous semblerun peu farfelue : je l'ai vu tout à l’heure dans le champ qui se trouve un peu plus loin et il nous a invités à passer la nuit dans sa maison !

– Je vous l'accorde, c'est surprenant, mais peut être l'avez-vous tout simplement vu en rêve.

– Ça alors ! Comment expliquez-vous cette apparition ?

– Je n'en sais pas plus que vous, mais le pays est surprenant, je vous le répète...

– Je trouverai le fin mot de cette intrigue...

– Je vous souhaite...