: Roman Siretchi, Marie-Annick Siretchi
: Les Saints Village Ile-de-France
: Books on Demand
: 9782322513239
: 1
: CHF 7.90
:
: Altertum
: French
: 292
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Les Saints Villages d'Île-de-France, explore l'origine de noms de 116 villages de cette région, tous marqués par le mot"saint(e)". Ce livre adopte une approche topologique pour examiner ces noms à travers l'histoire et la culture locale, plutôt que par la vénération des saints. Il souligne l'importance du patrimoine immatériel comme lien entre le passé, le présent et l'avenir, et la nécessité de le préserver pour pas oublier qui nous sommes, et pour enrichir notre diversité culturelle et stimuler le dialogue interculturel. Le texte détaille les vies, les légendes et les miracles des personnages qui ont donné leur nom à ces villages, illustrant comment l'attachement populaire de Moyen Âge a ancré ces noms dans la toponymie. Avec le temps, cependant, ces figures tendent à s'effacer de la mémoire collective, soulevant des questions sur la pérennité de notre héritage culturel. Le livre rend également hommage à des personnages moins connus, enrichissant notre compréhension de l'histoire locale et offrant une réflexion sur la mémoire et l'oubli. Cet ouvrage fait partie de la série"Les Saints Villages de France", qui inclut déjà des volumes publiés sur la Bretagne et la PACA, chaque tome contribuant à la préservation de notre patrimoine. En envisageant de couvrir l'ensemble d'environ 4 900 villages de la France métropolitaine, cette série met en lumière la richesse historique souvent négligée, mais profondément ancrée dans notre paysage et notre identité nationale. Avec une narration riche en détail, ce livre invite les lecteurs à redécouvrir et valoriser notre patrimoine à travers le merveilleux. C'est une fenêtre ouverte sur des instants qui ont façonné notre histoire et notre patrimoine immatériel.

M. Roman SIRETCHI, né en 1948. Ingénieur, PhD, Institut Polytechnique de Iasi. Retraité, il aime les voyages, la découverte, l'histoire médiévale et la peinture.
A
77710 SAINT ANGE LE VIEL

Population : 235 hab. (2016)

SEINE ET MARNE

1


Depuis 2019 VILLEMARECHAL

Le village séduit par son paysage pittoresque et son patrimoine rural. Riche d'un passé médiéval, son histoire est incarnée par son église, joyau d'architecture ancienne, reflétant l'âme du village. Peuplée d'une communauté soudée, elle compte quelques centaines d'habitants engagés dans la préservation de leur héritage. L'activité principale reste l'agriculture, rythmant la vie locale et soutenant l'économie. Entre tradition et modernité, Saint-Ange-le-Viel offre un cadre de vie paisible, témoignant de la richesse culturelle de la région.

Parfois orthographiéSaint-Ange-le-Vieil, le nom ancien de la localité est mentionné sous les formesHomines de Sancto Angelo en 1184 ;Saint Ange les Lorrez le Boxhage en 1362 ;Saint Ange le Vieil en 1793 et 1801. Saint-Ange-le-Viel a pris ce nom en 1628, lorsque François Le Charron héritera du château, une"maison de plaisance bâtie à la moderne" construit en XVIe siècle par Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes pour le roi François-Ier. Le nomSaint Ange fut complété avecle ‘Viel’ ou ‘Vieil’ pour la distinguer d’un autre château bâtit par François-Ier, dénommé uniquement Saint-Ange. La seigneurie de Saint Ange était une paroisse attachée au diocèse de Sens. Elle est connue depuis les premiers temps capétiens, en rendant hommage au roi de France pour sa Grosse Tour de Moret. Moret-sur-Loing est une ville médiévale du sud de la Seine-et-Marne abritant plusieurs édifices remarquables, dont un donjon de style roman. Il est construit sur les hauteurs de la ville de 1128 à 1154. Ce donjon, exclusivement appelé « grosse tour » au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime, est d’abord un édifice royal. Il symbolise le pouvoir du souverain et n’est pas défensif. Sous Philippe le Bel, il cesse d’être une habitation et se transforme pour un temps en prison pour hôtes d’exception.

En 2019, la commune de Saint-Ange-le-Viel a fusionné avec celle de Villemaréchal pour former une nouvelle commune qui porte désormais le nom de Villemaréchal.

− Trois théories se font face pour expliquer l’origine de la première partie, Saint Ange, du nom de la commune.

  • La première théorie suggère que le nom de la commune vient d’un personnage dénommé Anhges (Anges) qui vécut à Jérusalem. Il fut né dans une famille de juifs palestiniens au temps des croisades. Il est connu sous le nom d’Anges de Jérusalem.

On dit que ses parents reçurent la visite de la Vierge qui leur dit que le Messie était venu, et qu’ils devaient croire en Lui comme à la source de la vérité. Les deux époux se convertirent. Anges avait un frère jumeau qui s’appelait Jean et tous les deux furent baptisés.

À l’âge de dix-huit ans, il fut accueilli par les carmes de Palestine où il fit sa profession religieuse sur le Mont Carmel. À vingt-cinq ans, il fut ordonné prêtre et il passa plusieurs années dans le désert et prêcha en Égypte.

Il fut favorisé de nombreux miracles lors de ses déplacements en Palestine, en arrêtant le cours du Jourdain, accompagné d’une soixantaine de pèlerins qui en furent témoins, ou en rencontrant le Christ qui le conduisit en Sicile vers son martyre. Pour échapper aux disciples qui le suivaient, Saint Anges partit jeûner dans la solitude du désert. C’est dans sa retraite dans le désert que Jésus lui demanda de partir pour l’Italie et la Sicile pour prêcher la pénitence pour les pécheurs. Il partit pour Rome pour défendre les intérêts et obtenir la confirmation de la Règle de son Ordre.

Un jour qu'il prêchait à l'église Saint-Jacques de Licata en Sicile, Saint Anges fut frappé, en 1225, de cinq coups d'épée. Un seigneur incestueux, nommé Bérangier, avait engagé des sicaires pour l’assassiner. Saint Anges avait converti sa complice et la jeune femme l’avait alors quitté. Ange, mortellement blessé, est alors emmené dans une maison voisine par les fidèles. Quatre jours plus tard, il succomba à ses blessures en demandant aux habitants de Licata et à ses fidèles de pardonner au meurtrier. Une église a été érigée en son honneur sur le lieu même de sa mort et son corps a été placé sur un autel. Ses reliques ont été placées dans une proche église. Vers 1457, les frères Carmes obtiennent du pape Calixte-III d'annexer l'église à leur couvent, chose faite en 1605. En 1486, les reliques sont déplacées de leur écrin de bois pour être mises dans une urne d'argent. En 1623, les reliques sont à nouveau transférées dans une nouvelle urne et, en 1662, placée dans l’église spécialement construite à cet effet, Santa Marta-del-Carmine à Florence – Italie.

Voilà quelques oeuvres significatives représentant ce saint :

  • ‘Saint Angelo Custode’ c’est le nom d’une peinture réalisée en 1590 par Federico Barocci (1535-1612). Elle se trouve au Palais des Offices à Florence – Italie. Cette oeuvre met en scène Saint Anges protégeant un enfant.
  • ‘Saint-Michel et le Satan’ c’est une oeuvre faite par le peintre Gionanni Francesco Barbieri (1591-1666). Elle se trouve à National Gallery de Londres. Elle représente saint Anhges dans le rôle de saint Michel, vainquant le diable. C’est un exemple d’une confusion artistique dans l’histoire de l’art.
  • ‘Saint Ange de Jérusalem’ c’est l’oeuvre d’un auteur inconnu, peinture exposée dans l’église de Santa Marta S. Maria del Carmine à Milan – Italie.
  • Gian Lorenzo Bernini réalisa à Rome une sculpture en marbre figurant le saint. Elle se trouve au musée de la Casa del Mantegna à Mantoue – Italie.

En général, les représentations du Saint Anhges sont assez rares.

  • La deuxième hypothèse fait référence aux anges gardiens.

Le prénom vient du grec ‘angellos’ qui veut dire ‘messager’. Leur présence invisible nous aide et nous réconforte, car ils sont à nos côtés pour nous protéger en toute circonstance, pour nous défendre des dangers. À tout instant, nous pouvons recourir à eux. De nombreux saints ont été dans l'amitié des anges, ce dont témoignent les nombreuses situations où ils ont reçu leur aide. Ces esprits bienheureux sont envoyés par Dieu pour servir qui héritera du salut, ainsi que le rappelle l'épître aux Hébreux. Leur aide est donc précieuse tout au long de notre pèlerinage terrestre vers la patrie céleste.

  • La troisième théorie qui tente d’expliquer l’origine de la première partie du nom de la commune se fonde sur le fait que non loin se trouve l’église Saint-Michel. Or, depuis longtemps (en XIIIe siècle par Jacques de Voragine), saint Michel est identifié avec l'Ange du Seigneur et qui a joué un rôle dans les sept plaies d'Égypte et dans la traversée de la mer Rouge.

Cette partie du nom du bourg pourrait venir donc de l’Ange Saint Michel. Voir Saint-Michel-sur-Orge (91).

− La deuxième partie du nom de la commune,‘Viel’ est issu de l'adjectif de la langue d'oïl qui veut dire, ‘vieux, ancien’. Cela peut indiquer que le village a une histoire ancienne et qu’il a été habité depuis longtemps.

Quant à la signification du nom “Villemaréchal”, il provient de l’ancien français “ville” et “marchas, maréchas” qui signifie"flaque, marais". Cela pourrait indiquer que la région avait autrefois de nombreux marais ou zones humides. Cependant, il est important de noter que les noms de lieux peuvent avoir des origines complexes et parfois incertaines, et peuvent changer au fil du temps pour diverses raisons, y compris des raisons administratives, historiques ou culturelles.

La Légende Dorée : C’est un ouvrage célèbre qui raconte la vie d'un grand nombre de saints, saintes et martyrs chrétiens ayant subi les persécutions des Romains. L’auteur, c'est Jacques de Voragine (1230-1299), un chroniqueur italien du Moyen-Âge, archevêque de Gênes....