II - Dawoud et Soūlāymān selon le Coran
A - Le règne de Dawoud
Selon les historiens,David est roi des Hébreux et d'après les Juifs,il est roi d’Israël.
Le Coran n’a jamais désigné Dawoud et Soūlāymān par les noms ou adjectifs qualificatifs :Juifs ouHébreux ! De plus, le Coran, l’unique source historique que l’Humanité possède des périodes avant l’avènement de l’Histoire scientifique [VIIe siècle]28, ainsi que la littérature musulmane ne font aucune allusion à un quelconqueEtat d’Israël qui a pour capitaleJérusalem et qui de plus est laCité de Dawoud !
Nulle part dans le Coran, ne se trouve l’expressionDawoud roi des Juifs ouDawoud roi des Hébreux ou encoreDawoud roi d’Israël. Ceci est également valable pour Soūlāymān !
Selon le Coran, Dawoud et Soūlāymān n’ont rien en commun avec les Juifs ou Hébreux. En conséquence, ils ne sont ni Juifs, ni Hébreux. En effet, cela est aussi valable pour Yoūwçoūf, Ibrāhiym29, Moūwça30 et d’autres Messagers de Dieu. De même que Hiyça ibn Myriam [ou Māryām]31 n’est aucunementChrétien. Lorsque Dieu désigne les Juifs parYāhoūwd Hā’doūw [« Juifs »] ouBéni Içraiyl, Il emploie des termes judicieux et précis pour nommer certaines tribus ethniques.
Les études ethnologiques, archéologiques et historiques démontrent que lesHébreux [terme récent] appartiennent au groupe de tribus ayant migré vers diverses régions d’Arabie, d’Egypte, de Mésopotamie, etc.
Les Hébreux sont composés de populations pastorales errantes pratiquant le commerce. D’après les historiens, le nomHébreux, qui leur a été donné par lesAmorites, signifieceux qui vont de lieu en lieu ounomades.
Les Hébreux sont le peuple qui ne se signale toutefois dans aucune référence quant à leur origine ou à leur type ethnique. Certaines tribus se sont sédentarisées tandis que la plupart sont réduites en esclavage. Les Hébreux sédentaires installés à proximité d’autres populations autochtones [Egyptiens, Phéniciens, Philistins, Mésopotamiens, etc.] développent si bien le commerce et les relations de voisinage qu’ils réussissent à composer avec le pouvoir en place et à s’autogérer, par exemple dans le pays de Canaan.
Cette autogestion se concrétise par la nomination d’un chef ou d’unroi vassalisé, à l’instar des monarques orientaux, mais sans royaumes ni pays et sans réel pouvoir. Ce gouvernement hébreu ne gère que les biens et les personnes de la communauté selon les lois de leur croyance. Saül, un satrape de Rome en est un archétype.
Ainsi, les hébreux n’ont jamais eu de pays propre mais sont de perpétuels hôtes domiciliés dans un territoire qui ne leur appartient pas !
L’expression deDavid roi d’Israël ouSalomon roi d’Israël n’est qu’une manipulation lexicographique afin de justifier un hypothétique pays que le sionisme concrétisera en 1948, avec la création de l’Etat d’Israël.
La logique impose que le terme adéquat estDavid roi des Hébreux ouSalomon roi des Hébreux. Mais il n’en est rien !
Le termeJuif demeure une question controversée : les réponses varient considérablement selon qu'elles proviennent de religieux plus ou moins rigoristes, de philosophes, de laïcs, etc. Historiquement, le motjuif n'est pas synonyme d'hébreu ni d'israélite, même si, actuellement, les trois termes sont couramment employés l'un pour l'autre.
Israël Shamir32 affirme : « Les juifs ne sont même pas mentionnés dans la Bible juive. Allez chercher ce gros livre dans votre bibliothèque et vérifiez par vous-même. Aucun des grands hommes de légende que vous avez cités, du roi David aux prophètes, n’était désigné sous le nom de « juif ». Dans la Bible, cet ethnonyme figure une seule et unique fois, dans l’histoire perse du très tardif Livre d’Esther ».
La population qui s’est établie autour de la région de Jérusalem a pris le nom de Judée car elle est majoritairement composée de membres de la tribu de Juda. Cette population qui a toujours vécue en absence d'un territoire autonome, a su conserver son identité juive pendant des siècles.
Elle est liée en partie à l'observance des règles de sa religion qui gouverne en effet tous les aspects de son existence, contribue à la formation de leurs adeptes et entretient l'espoir messianique en la restauration du royaume yahviste.
Pour appréhender l’histoire de l’Antiquité, telle que les récits sur les origines et l'histoire desHébreux, les historiens se servent exclusivement des récits de la Bible33 sans aucune critique textuelle.
De plus, maintes générations de penseurs juifs se sont mises à l’œuvre afin de vulgariser et imposer leur rêve messianique yahviste dont la source primordiale est inscrite dans le Talmud.
Citons, B. Spinoza [Bento de Espinosa ou Benedictus de Spinoza - 1632-1677] est un philosophe juif néerlandais issu d'une famille juive marrane. Sa pensée, axée sur la réflexion théologique eut une influence considérable sur ses contemporains et nombre de penseurs postérieurs.
M. Mendelssohn [1729-1786] qui est l’artisan le plus représentatif de l'émancipation juive.
H. Bergson [1859-1941] issu d’une famille juive anglo-polonaise, son œuvre est étudiée dans différents domaines littéraires.
M.M. Buber [1878-1965] était un philosophe, conteur et pédagogue juif autrichien connu en matière de tradition et de littérature juives.
F. Rosenzweig [1886-1929] est un philosophe et théologien juif allemand qui se captive pour le Judaïsme messianique profondément ancré dans son œuvre.
E. Levinas [1906-1195] d’éducation juive traditionnelle, il a axée la Thora sur le Talmud qu’il a enseigné.
A.J. Heschel [1907-1972], un des grands maîtres spirituels du Judaïsme contemporain. Il a donné une nouvelle impulsion à la pratique et à la philosophie juive, et fortement contribué au rayonnement du courantmassorti34.
T. Herzl qui systématise [en 1896] le Sionisme. A partir de là, l’organisation sioniste des Rothschild s’acharne durant des décennies à la concrétisation d’un Etat Juif, l’Etat d’Israël tellement promis par Yahvé mais qui n’a jamais abouti.
Enfin, des écrivains comme C. Aleichem35 appelé Sholem-Aleleykhem [1859-1916] ou le prix Nobel I. Bashevis Singer36 [1904-1991], incite l’entrée dans la conscience collective du destin du peuple juif et leurs traditions.
Dawoud est le véritable nom du Messager de Dieu. L’expression « David » n’est qu’une transformation du nom Dawoud populaire chez les Hébreux et latinisé par eux afin de chercher la complaisance du pouvoir en place et à s’intégrer dans le syncrétisme romain. Ainsi, les incongruités que rapportent la Bible et les chroniqueurs juifs sur le Messager Dawoud sont ignominieuses.
Dawoud n’a jamais été un porte-armure et encore moins un musicien, joueur de harpe. Etre le laquais et le saltimbanque d’un tyran qui piétine la législation divine est incompatible avec le rôle de Messager divin. Cette condition analogue à laservilité implique la dépendance personnelle à Saül, une liberté de déplacement fortement réduite et la sujétion à des charges considérées comme des marques de servitude [devoir de servir en permanence le seigneur, suivre ses prérogatives, etc.].
Un spectacle dominé par la musique et le chant désigne l’occupation d’un harpiste du roi, en l’occurrence Saül. Le harpiste présente un numéro emprunté à la danse ou au chant fait partie...