: Elisa Avrain
: N'oublie pas que tu m'aimes Tome 4 : Love& Chance
: Books on Demand
: 9782322532131
: 'aimes
: 1
: CHF 7.00
:
: Erzählende Literatur
: French
: 204
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Edimbourg, Ecosse - 2017 3 ans après le drame qui les a touchés, la vie reprend son cours pour Aly, Dylan et les autres. Leurs destins, toujours étroitement liés, seront ponctués par des hauts et des bas, mais la vie pourrait bien leur réserver quelques belles surprises... Ainsi s'achève la saga N'oublie pas que tu m'aimes avec un dernier tome rempli d'amour, d'espoir et d'émotions fortes.

Elisa Avrain est une auteure tourangelle en auto-édition. En 2016, elle sort son premier roman, le tome 1 d'une quadrilogie sentimentale, « N'oublie pas que tu m'aimes », rééditée dès l'automne 2023. Également en 2023, elle se lance dans une nouvelle saga, « L'Agence Temporis », qui a pour thème le voyage dans le temps. En plus de son activité d'auteure, elle travaille dans la communication.

Chapitre 1


« Pleure : les larmes sont les pétales du cœur. »
Paul Eluard

3 ans plus tard

Aly

22 mai 2017, Sheffield.

Aly Redwood regardait fixement la pierre tombale où reposait depuis déjà 3 ans sa mère, Anne. Le temps passait trop vite, mais il lui restait toujours cette impression de l’avoir vécu la veille. Le manque était encore bien palpable, mais la peine avait toutefois laissé la place à la mélancolie.

Aly déposa le bouquet de roses blanches qu’elle avait apporté pour honorer sa mémoire. Elle sentit la main chaude et rassurante de Dylan posée sur sa hanche. Elle n’aurait jamais pu tenir sans lui dans cette épreuve du deuil, son soutien l’avait beaucoup aidé et l’aidait encore aujourd’hui à tout surmonter.

La petite larme qui perlait au coin de l’œil de la jeune femme disparut d’un revers de main. Maintenant âgée de 23 ans, Aly se posta fébrilement à côté de Dylan, qui la tenait toujours et qui lui serra fermement la main pour lui montrer sa présence. Il ne disait peut-être pas grand-chose, mais il était là et c’était tout ce qui comptait pour elle.

Le couple se recueillit quelques minutes encore devant la tombe d’Anne Redwood, puis quitta tranquillement et silencieusement le cimetière. Aly se blottit contre Dylan, qui lui chuchota de douces paroles pour la rasséréner :

— Je suis là, Aly… Tout ira bien.

La jeune femme plongea son regard bleu dans les yeux noisette de son amoureux et le remercia avec chaleur.

— Tu ne peux pas savoir à quel point je te suis reconnaissante de tout…

— C’est normal. C’est une épreuve qu’on ne peut pas surmonter seul.

— Je sais, mais… Je n’ai pas toujours été facile ces derniers temps. Tu as fait preuve d’une véritable patience avec moi et j’en suis… désolée.

Dylan s’arrêta et la prit dans ses bras, la voyant à deux doigts de craquer. Il posa ses lèvres sur son front et lui susurra :

— Tu n’as pas à être désolée, ma chérie.

Aly se laissa aller dans les bras de Dylan, lâchant toutes les larmes qu’elle tentait de contenir jusqu’à maintenant. Elle s’était promis de ne pas pleurer, mais elle avait besoin d’évacuer sa tristesse une nouvelle fois. Elle arriva toutefois à calmer ses sanglots.

— Tu es parfait, lui souffla-t-elle en reniflant.

— Je t’aime,mi amor.

Après une longue et rassurante étreinte, le couple reprit sa marche et arriva à la voiture. Dylan prit le volant et les conduisit jusqu’à la maison desRedwood, pour y retrouver Stephen, Oliver et Callum. Ces derniers avaient énormément épaulé Stephen depuis la perte de sa femme et Oliver avait lui-même trouvé en Callum une épaule sur laquelle compter. Les deux jeunes hommes étaient d’ailleurs plus amoureux que jamais et c’était grâce à cet amour qu’Oliver avait réussi à surmonter le décès prématuré de sa mère.

Quant à Stephen, il avait été plus que terrassé par la disparition d’Anne. Le cancer avait si vite emporté sa femme… Stephen ne s’était jamais imaginé la perdre aussi rapidement, c’est-à-dire 5 mois après l’annonce de sa maladie. Heureusement, il avait pu compter sur le soutien de Jonathan, son beau-frère, de Lexi, la compagne de celui-ci, ainsi que de ses beaux-parents, Linda et Terence Hardway. Le père de famille, malgré son cœur en miettes, avait fait preuve de beaucoup de courage et d’une grande force, surtout devant son fils à qui il voulait donner exemple. Malgré les difficultés de la vie, il voulait surtout ne pas perdre pied et tenter d’avancer, quoi qu’il arrive. Or, il avait commencé à réfugier sa peine dans l’alcool…

— Bonjour, mes grands, salua Stephen en accueillant Aly et Dylan. Comment allez-vous ? Oli et Callum sont dans le salon.

— Ça va, mon petit papa, répondit Aly en lui faisant un câlin.

Tous les trois rejoignirent les garçons, qui les attendaient patiemment dans l’autre pièce. Les retrouvailles furent sincères et émouvantes, Oliver n’ayant pas revu sa sœur depuis plusieurs mois. Aly venait de plus en plus rarement sur Sheffield, le décès de leur mère lui rappelait tellement de souvenirs lorsqu’elle retournait dans sa ville natale. Heureusement, son frère ne lui en avait jamais tenu rigueur, comprenant sa peine qui était la même pour lui.

— Grande sœur, tu m’as manqué, lui souffla-t-il en la serrant dans ses bras.

— Toi aussi tu m’as manqué, Oli…

Aly l’observa un instant : Oliver avait changé, grandi. Son regard paraissait plus assuré, de la maturité s’y lisait. De plus, sa coupe de cheveux était différente : sa frange adolescente avait été coupée et remplacée par des cheveux relevés, lui dégageant ainsi le visage et lui donnant un air plus adulte, plus viril.

À côté de lui se tenait Callum, au style beaucoup plus excentrique, avec son débardeur vert fluo associé à une veste en cuir. Le jeune homme accueillit Aly et Dylan avec beaucoup de tendresse.

— Salut, Aly. Salut Dylan.

— Bonjour, Callum, répondit-elle.

Dylan serra la main au couple, puis Stephen proposa aux nouveaux venus de s’asseoir, tout en leur servant un café. Il leur demanda :

— Quand rentrez-vous à Édimbourg ?

— Nous partons dans trois jours, répondit Dylan.

— OK.

La main de Stephen trembla lorsqu’il remplit la dernière tasse avec la cafetière. Aly calma son tremblement en lui saisissant doucement la main et posa elle-même le récipient sur la table basse. Sans vouloir le brusquer, elle lui dit toutefois avec inquiétude :

— Tu devrais voir quelqu’un, Papa. Pour t’aider.

— Ne t’en fais pas, ma chérie, commença-t-il fébrilement. Je fais attention, ce n’est qu’une passade.

— On est là, Papa. Tu le sais.

— Merci… mais tout vabien.

Le manque d’enthousiasme dans sa voix ne laissa place à aucun autre commentaire. Ils étaient tous là pour se retrouver en famille, et non pas pour entrer en conflit. Il fallait rester unis, quoi qu’il arrive.

Candice

Candice se réveilla paresseusement dans les bras de l’homme de son cœur. Depuis trois ans, elle vivait plus sereinement et ne regrettait en aucun cas son choix. Elle avait décidé en son âme et conscience, son cœur avait balancé un nombre infini de fois, mais elle avait choisi ce qui lui semblait être le meilleur pour elle. Candice avait aussi pris en compte sa petite fille, Ellen, aujourd’hui âgée de presque 3 ans, à qui elle vouait une bonne part de son temps et de son amour. La laisser vivre avec ses deux parents était la solution la plus logique à première vue.

Mais elle avait choisi Jack.

Alors qu’elle se blottissait contre son torse nu, Jack finit par se réveiller et enlaça Candice avec tendresse et passion. Tous les matins, il se réveillait collé à elle, après une nuit d’étreintes et de câlins qui était devenue leur quotidien. Que de bonheur pour lui, comme pour elle. Jack avait attendu ces moments intimes depuis longtemps, et maintenant il savourait chacun d’entre eux.

Il lui déposa un baiser sur le front et lui susurra :

— Bonjour, mon bébé.

— Mon amour…

S’en suivit un long baiser, qui les rapprocha encore plus l’un de l’autre.

— Quelle heure est-il ? demanda Jack, qui devait aller au travail en fin de matinée.

— Neuf heures dix, répondit Candice en jetant un œil à son téléphone.

— Il faut que je me lève bientôt, soupira-t-il en fourrant son visage au creux de son épaule.

Candice l’étreignit encore plus contre elle, le bécotant avec sensualité.

— Reste encore un peu…

Puis elle lui murmura :

— Fais-moi l’amour…

Jack ne répondit pas, mais se laissa aller sous la vague de baisers que lui déposait Candice sur tout le corps. La chaleur les envahit si fort, s’unissant alors à nouveau.

Quand chose fut faite, Jack ne tarda pas à se lever et à s’enfermer dans la salle de bain pour prendre une douche revigorante. Candice, quant à elle, en...