: Elisa Avrain
: N'oublie pas que tu m'aimes Tome 3 : Love& Life
: Books on Demand
: 9782322475438
: 'aimes
: 1
: CHF 7.00
:
: Erzählende Literatur
: French
: 276
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Edimbourg, Ecosse - 2013 Une nouvelle aventure attend Aly et Dylan en Ecosse, où ils partent s'installer et démarrer leur vie de couple. Ce nouveau départ sera rempli de découvertes et de péripéties. Pendant ce temps, amis et familles continuent leur vie à Sheffield, ponctuée par les aléas de la vie. Plongez dans le troisième tome de N'oublie pas que tu m'aimes, la saga de romance young-adult qui explore les émotions et sentiments sur fond de relations humaines, amicales et amoureuses.

Elisa Avrain est une auteure tourangelle en auto-édition. En 2016, elle sort son premier roman, le tome 1 d'une quadrilogie sentimentale, « N'oublie pas que tu m'aimes », rééditée dès l'automne 2023. Également en 2023, elle se lance dans une nouvelle saga, « L'Agence Temporis », qui a pour thème le voyage dans le temps. En plus de son activité d'auteure, elle travaille dans la communication.

Chapitre 2


“Exister, c’est oser se jeter dans le monde.”

Simone de Beauvoir

Dylan


Quelques semaines après avoir emménagé dans son appartement avec Aly, dans la jolie ville écossaise d’Édimbourg, le jeune homme décida d’inviter sa famille et ses proches amis pour, en plus de la crémaillère, célébrer son dix-huitième anniversaire. Tout le monde avait fait acte de présence : ses parents, la famille d’Aly, son meilleur ami Diego, ainsi que le reste de la bande, Lily, Noemy, Candice, Vladimir, Jasmin et Anna. Le jeune homme était plus que comblé.

Alors qu’il ouvrait la porte aux derniers invités, à savoir Diego et Jasmin, cette dernière poussa une grande exclamation de joie :

– Joyeux anniversaaaaiiiire Dylan !

– Merci ! Je suis trop content de vous voir !

– Et nous donc ! lui dit Diego en entrant dans le salon.

Dylan laissa passer les deux amis, et aperçut son voisin de palier, pas plus âgé que lui, accompagné de son chien, qui les observait étrangement, comme s’il se demandait ce qui se passait en face de chez lui. Dylan lui adressa un sourire accueillant et referma aussitôt la porte.

Il retrouva alors tous ses invités, qui portèrent un toast en l’honneur de leur hôte, en levant leur coupe de champagne. Dylan leur adressa un petit discours de remerciement et il trinqua avec chacun d’entre eux. Michelle, la mère de Dylan, prit la parole :

– Je suis heureuse pour toi, mon grand. Maintenant, tu es majeur, tu vas pouvoir jouir du plaisir d’être adulte, ajouta-t-elle avec humour.

– Bon courage, ricana Noemy.

– Ce sera bientôt ton tour, au fait, lui rappela Oliver d’un ton moqueur.

Noemy lui lança une grimace.

– Merci Maman, répondit enfin Dylan.

– Nous sommes tous fiers de toi, continua Phil. Je suis persuadé que tu réussiras dans tout ce que tu entreprendras.

– Et en plus, tu sors avec la femme parfaite ! intervint Lily avec un grand sourire.

Aly devint toute rouge.

– Mais bien sûr qu’elle est parfaite ! affirma Dylan. C’est pour ça que je l’aime.

Dylan plaqua ses lèvres sur celles d’Aly, qui, surprise, ne s’attendait pas à autant d’attention. Quoi de mieux comme cadeau d’anniversaire que de passer de bons moments avec les personnes qu’on aime ?

S’en suivirent des discussions autour de la table de la petite salle à manger, pièce ouverte sur le salon, avec en guise de repas un apéritif dînatoire. Aly et Dylan avaient mis les petits plats dans les grands, en confectionnant toutes sortes de petits fours : des cakes salés, des canapés au fromage, ou encore des minissaussages-rolls, qui régalèrent les invités. Aly avait même pensé à son amie Jasmin, végétarienne, en lui préparant un petit plateau de légumes crus coupés en bâtonnets, accompagnés d’une sauce au fromage et aux fines herbes. Pour le dessert, c’était Phil qui l’avait conçu et apporté de Sheffield : il avait préparé le gâteau préféré de Dylan, uncarrot cake, surmonté d’un glaçage blanc et lisse. Un régal pour les yeux, mais aussi gustativement, car tout le monde félicita le cuisinier pour ses nouvelles prouesses.

– Tu sais que je t’aime, Papa ? lui dit Dylan, la bouche pleine.

– Évidemment que je le sais, répondit-il d’un air taquin.

– C’est trop bon ! s’exclama Candice. Un délice !

Dylan ajouta :

– Je suis vraiment comblé…

– Normal, tu es le roi, mon petit prince, lui dit sa grand-mère Margaret.

Diego et Oliver gloussèrent à cette appellation. Dylan devint rouge écarlate et murmura à sa mamie :

– Merci, Mamie, mais je n’ai plus 5 ans pour avoir un surnom comme ça.

Aly le regarda d’un air amusé, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de le trouver attachant en le voyant rougir ainsi.

À côté d’elle, Candice tentait de réprimer des grimaces, prise de temps en temps par de vives contractions. Vladimir, qui était en face d’elle, l’observa avec inquiétude et il lui fit signe de tête pour qu’elle quitte la table avec lui. Candice s’exécuta en se tenant les reins, suivie par son compagnon qui s’excusa auprès des autres.

Anne, inquiète, demanda :

– Voulez-vous un coup de main ? Ça va aller, Candice ?

– Je pense que je vais m’allonger un peu, assura celle-ci en s’appuyant sur l’épaule de Vladimir.

Aly se leva à son tour pour accompagner le couple jusque dans la chambre d’amis. Candice s’assit sur le lit plutôt confortable et tenta de respirer calmement, comme le lui avait conseillé sa gynécologue. Vladimir, en guise de soutien, lui tenait la main, tandis qu’elle s’allongea sur le dos.

– Veux-tu un verre d’eau ? demanda Aly.

– Je veux bien, mer… Argh, ça fait un mal de chien ! hurla son amie en grimaçant.

– Tu veux que j’appelle tes parents ? demanda Vladimir.

– Non, ça va passer, ne t’en fais p… Aaahh ! Ça fait mal !

Aly se sentit mal à l’aise, ne sachant comme réagir.

– Je te ramène ton verre d’eau.

Alors que leur hôtesse s’éclipsait, Candice tentait vainement de réprimer des hurlements de douleur. Les contractions semblaient être de plus en plus intenses, bien que la gynécologue ne prévoyait l’accouchement que pour dans un mois et demi au moins. La jeune femme commença à paniquer, se demandant si le moment fatidique de la naissance de leur petite fille approchait plus vite que prévu…

Michelle Andrews entra soudainement dans la pièce, suivie d’Aly qui ramena le verre d’eau à Candice.

– Depuis quand a-t-elle des contractions ? demanda Michelle à Vladimir.

– Ce matin, elle avait un peu mal, lui dit-il. Mais à l’heure actuelle, je pense que ça doit faire environ une dizaine de minutes qu’elle souffre…

– Depuis une heure, articula Candice entre deux crampes.

– C’est pas vrai…

Vladimir fut désemparé et complètement paniqué. Candice lui cachait de plus en plus de choses ces derniers temps et il n’aimait pas bien ça. Surtout quand cela concernait Jack.

Michelle poursuivit :

– Quelle fréquence, les douleurs ?

– Toutes les demi-heures à peu près… Mais là, ça fait vraiment mal, souffla Candice en commençant à pleurer.

Candice but toutefois le verre d’eau et se reposa quelques instants. Michelle, Aly et Vladimir restèrent avec elle, jusqu’à ce que la douleur se calme et que Candice se sente mieux. En revanche, elle perdit l’appétit et préféra rester dans la chambre pour s’assoupir un peu le temps de la soirée. Dylan fit même une petite apparition pour savoir si tout allait bien. Il retourna ensuite rassurer les autres invités, qui retenaient leur souffle depuis que la future maman avait exprimé ses premières douleurs.

– Pas de panique, elle se repose. Les contractions sont toutefois plus fréquentes, et si ça la reprend de plus belle, on l’emmènera à l’hôpital. Ma mère est secrétaire médicale, elle connaît les bases, donc nous n’avons pas de soucis à nous faire !

Lily murmura, embêtée :

– Tant mieux. J’ai vraiment mal pour elle. Je n’aime pas la voir dans cet état.

– Si c’est ça le bonheur d’avoir un enfant, ça fait peur, renchérit Anna.

– C’est clair. Enfin, je dis ça, je ne suis pas une fille… Mais si j’en étais une, je ne voudrais pas d’enfant ! conclut Diego en tentant de détendre l’atmosphère.

Jasmin lui donna un coup de coude dans les côtes.

– C’est pas drôle, Diego…

– Aïe ! Tu fais mal !

– C’est sûr que l’accouchement est douloureux, raconta Anne avec nostalgie, mais ce qui est formidable, c’est quand tu peux enfin serrer l’enfant que tu as mis au monde dans tes bras.

– On s’en doute, Maman… soupira Oliver.

Dylan regarda...