Bellevue, le 18 juillet 2035
La jeune chercheuse, Elsa, regarde autour d’elle. Elle en a ainsi décidé. Sa valise, très mince, est prête pour un long voyage, cependant sa maison semble, par le désordre qui y règne, avoir vocation à ce que des personnes y soient présentes.
Elsa est une jeune femme brune, cheveux courts, petite et frêle.
Dans la cuisine trônent sur la table, théière et tasses prêtes à être utilisées. La vaisselle sèche dans l’égouttoir près de l’évier en céramique beige. Sur le dossier d’une chaise, est nonchalamment posée une étole en soie blanche.
Par une porte entre-ouverte on peut apercevoir l’intérieur de la chambre. Ici règne une ambiance étudiante : des documents répandus sur le sol, des livres étalés sur le bureau, des feuilles éparpillées, des stylos de couleur ainsi que des objets hétéroclites, comprenant de l’informatique, des robots, des maquettes de satellites et de fusées. Quelques objets traînent sur le lit, pinces, éprouvettes, piles solaires…
Elsa aperçoit son petit robot, Zorba le Grec, elle l’appelle ainsi. En effet lorsqu’il se déplace à la verticale, à l’horizontale, ou sur un plafond, on a toujours l’impression qu’il danse. Zorba à quatre pattes souples possédant quatre ventouses ; cellesci lui permettent de se tenir collé sur les surfaces lisses. Deux pattes avancent et deux pattes adhèrent à la surface, l’empêchant ainsi de tomber. Cela ressemble à cette danse grecque.
Elsa passe doucement sa main sur le corps du robot qui ressemble à une sauterelle. Alors Zorba s’étire et se met doucement en mouvement, comme un animal heureux que l’on s’intéresse à lui. Il a compris le signal que sa maîtresse vient de lui envoyer. Elle va partir et il devra surveiller la maison en son absence. Pas de soucis, il connaît chaque recoin et sait se cacher si nécessaire. Il peut également transmettre des signaux lumineux, fermer ou ouvrir des portes, des fenêtres et faire peur à tout intrus.
Zorba se déplace et commence à grimper sur le mur de la chambre avec une grande dextérité, puis il arrive sous le plafond. Satisfait de sa position, il allume une petite étoile pour dire :« je suis prêt, tu peux partir tranquille. »
Elsa, jeta un rapide coup d’œil dans le salon. Cette fois, elle en est sûre ; le départ est pour aujourd’hui. En effet, elle vérifie la carte qui se trouve affichée sur un mur. Elle a annot