: Annick IMBOU
: Comment faire de Dieu le Débiteur des générations présentes et futures La dîme_une alliance de bénédiction générationnelle
: Books on Demand
: 9782322492602
: 1
: CHF 8.70
:
: Soziologie
: French
: 276
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
La dîme est un sujet de controverse et de critique dans le milieu chrétien et religieux, alors que le peuple à qui cette instruction a été donnée continue à pratiquer cette ordonnance. Elle a été offerte pour la première fois par Abraham ancêtre du peuple d'Israël. Aujourd'hui, la dîme perd de plus en plus des fidèles dans l'église à cause des enseignements erronés. Plusieurs sont privés des bénédictions liées à cette ordonnance par ignorance. De surcroît, ils privent également leur descendance. A cet effet, beaucoup jugent que ce principe de la dîme relève d'une pratique ancienne propre au peuple d'Israël. Annick IMBOU montre à travers une analyse approfondie en quoi la dîme serait elle une alliance de bénédiction générationnelle.

Docteure en Sciences du développement, et responsable du département de la jeunesse au Centre Evangélique Réconciliation et Restauration, dont le siège se trouve à Toulouse.

Introduction

La dîme est un sujet de controverse et de critique dans le milieu chrétien et religieux, alors même que le peuple à qui cette instruction a été donnée continue à pratiquer cette ordonnance, après qu’elle soit offerte pour la première fois par Abram1. Aujourd’hui, la dîme perd de plus en plus de fidèles dans l’église à cause des enseignements erronés. L’ignorance au sujet de cette ordonnance instituée par Dieu lui-même, ne cesse de causer des tragédies au milieu du peuple de Dieu ; les empêchant de vivre la bénédiction promise par l’Eternel à Abram et sa postérité. De ce fait, nous nous privons non seulement nous-mêmes des promesses de bénédiction par manque de connaissance, mais nous privons aussi notre descendance qui est censée en bénéficier, selon la loi de la transmission ou loi de l’héritage2. Par ailleurs, l’autre cas de figure serait lié au refus catégorique de donner à Dieu en signe de reconnaissance pour tout ce qu’il nous donne, car la Bible dit : « tout sous le ciel lui appartient ». Cependant, beaucoup jugent que le principe de la dîme relève d’une pratique ancienne propre au peuple d’Israël. D’autres comme l’atteste Jean PLIYA3 : « restent tributaires de la vieille mentalité qui s’appuie sur des préjugés tenaces : le Vatican a des réserves d’or, l’église a de l’argent. En conséquence ils s’attendent plutôt à ce que l’église leur en donne et non l’inverse ». Qu’importe, dans les deux cas, cet ouvrage tentera d’apporter un éclairage sur ce principe d’alliance. En revanche, plusieurs pensent aussi qu’en apportant la dîme à l’église, ils enrichissent une minorité c'est-à-dire ceux qui assurent le service à plein temps, à savoir les pasteurs, les prophètes, etc. Malgré le fait qu’il est écrit dans le livre de Lévitique au chapitre vingt-sept et au verset trente jusqu’à trente-deux que : « Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Eternel, c’est une chose consacrée à l’Eternel » ; le doute plane toujours parmi nous. Or, dans Nombres au chapitre dix-huit et au verset vingt-un jusqu’à vingt-quatre, il est écrit : « Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël pour le service qu’ils font, le service de la tente d’assignation […] ce sera une « loi perpétuelle »parmi vos descendants […]Ils n’auront pas de possession au milieu des enfants d’Israël ». La dîme représentait bien entendu le seul devoir de pourvoir aux besoins de ceux qui servaient dans le temple. Leur prise en charge est un droit divin. Malheureusement, depuis le temps, les gens n’hésitent pas à attaquer la dîme afin de concilier le peuple qui, se laisse enrôler dans des critiques sans fin, en violant ainsi une loi « perpétuelle » à caractère divin. Aujourd’hui, elle est nettement critiquée et considérée comme dépassée. Ils prétextent en disant qu’il n’y a plus ni Lévites, ni sacrificateurs, ni temple. Donc elle ne devrait plus ni être offerte, ni être exigée à quiconque. Pour apporter une réponse à cette polémique, le Seigneur Jésus-Christ a affirmé en déclarant ceci : « Rendez à César, ce qui est à César et rendez à Dieu, ce qui est à Dieu4 ». Il s’est aussi adressé aux scribes et aux pharisiens qui payaient la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, mais qui malheureusement laissaient de côté ce qui est important dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité5. Malgré les paroles de Jésus dans le nouveau testament, il y a encore des personnes qui réfutent le principe de la dîme. Jésus-Christ n’a pas nié la dîme, mais il a recadré les scribes et les pharisiens, sur leurs mauvaises attitudes. Aujourd’hui, la part de Dieu est contestée et demeure impayée, alors que les hommes s’acquittent les différents impôts qui leur sont exigés souvent arbitrairement. La Bible nous révèle que Dieu a défini la part c'est-à-dire le dixième applicable à tous. Un taux régulier et légal, attestent les théoriciens ; la dîme serait donc une contribution de quotité déterminée. La première personne a donné la dîme dans la Bible fut Abram6 avant que celle-ci soit finalement instituée par Dieu lui-même. C’était sur le butin qu’il avait obtenu après sa victoire lors d’un combat contre Kedorlaomer et ses alliés, que ce dernier avait donné la dîme. Il a donné à Melchisédek, roi de Salem. Or, ce dernier a vécu avant la loi de Moïse. La Bible nous parle d’un homme de la postérité d’Abram qui a fait la même chose, il s’agit de Jacob. Dans Genèse au chapitre vingt-huit à partir du verset vingt, il a fait un vœu en promettant à Dieu de lui donner la dîme de tout ce qu’il lui donnera. En somme, on peut comprendre que Jacob avait reçu les enseignements sur le principe de la dîme de la part de son père ; qui, par ailleurs, l’avait reçu d’Abraham. Jacob a donc imité un principe qui se pratiquait déjà dans sa famille depuis son grand-père, Abraham. Aussi, la Bible nous révèle que Jacob était aussi riche en troupeau et en biens comme ses prédécesseurs. La richesse dont a joui Jacob découlait simplement comme nous pouvons le constater de l’alliance entre Dieu et lui dont l’élément fondamental reste sans conteste la dîme qu’il avait promis donner à Dieu s’il le bénissait7. Cependant, il faut rappeler que comme toute alliance, celle-ci reste soutenue par des clauses dont les contractants ont obligation de respecter. Voilà pourquoi la Bible insiste en ces termes : « Toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi, selon leurs générations » (Genèse 17 :9). Les descendants ont donc comme unique condition de garder l’alliance. Garder l’alliance ou les commandements de Dieu demeure l’élément fondamental qui doit être transmis de générations en générations pour continuer à jouir des promesses de l’alliance faite à Abraham. Le non-respect des clauses nous expose à des conséquences graves telles que vécues par le peuple d’Israël et décrit dans le livre de Deutéronome. Chaque fois qu’il désobéissait, Dieu les livrait à leurs ennemis et il était frappé par les malédictions décrites dans ce livre8. Les descendants ou les générations après Abraham ont donc pour seule obligation de garder l’alliance. Or, si dès le commencement, la question des générations futures a toujours été fondamentale dans le plan de Dieu, celle-ci est autant plus préoccupante dans le monde séculier.

Aujourd’hui, l’univers est en train de subir les conséquences des comportements inconscients quant à l’utilisation des ressources naturelles et aussi du non-respect des lois naturelles. Plusieurs manifestations partout à travers la planète interpellent l’opinion publique sur les risques que nous encourons, si nous ne prenons pas conscience des effets causés par notre société de consommation, à savoir l’utilisation acharnée des ressources entrainant leur épuisement, l’effet de serre, la dégradation de la faune et de la flore, etc. Le signal d’alerte a été déclenché depuis plusieurs décennies, car notre vie et celle des générations futures est en danger. Donc, il faut tout faire tout en satisfaisant nos besoins, de penser à permettre aux générations futures à satisfaire les leurs. Le souci des générations futures n’est pas en soi une affaire récente, bien que la question devient de plus en plus médiatisée grâce au développement des technologies de l’information et des réseaux sociaux. Malgré cet engouement médiatique, nos attitudes d’aujourd’hui, révèlent que nous vivons dans l’instant présent, sans nous préoccuper des générations à venir, « des dettes abyssales et un environnement...