: Zéa Marshall
: Déraisonnable La dernière romance addictive et passionnée de Zéa Marshall
: JDH Éditions
: 9782381273341
: 1
: CHF 5.30
:
: Erzählende Literatur
: French
: 368
: DRM
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
- En amour, doit-on vraiment être raisonnable ? - J'étais désabusée de la gent masculine... Quarante ans, divorcée, deux enfants, refaire ma vie me semblait être une farce et presque impossible. Mais quand ma meilleure amie a la grande idée de m'organiser un voyage à l'autre bout du monde pour déconnecter, je réussis l'exploit de tomber sur le plus sexy des hommes et finir dans son lit ! Depuis, je vis une love story incroyable avec lui, Sam. Mon Sam. Il m'a retourné le cerveau. Quelle potion magique utilise-t-il ? Certainement un philtre d'amour puissant et addictif. Mon niveau de maturité?? Moins un?! Mon niveau de dopamine?? Plus dix ! Alors quand il disparaît du jour au lendemain, je suis anéantie. Je ne l'ai pas vu venir... Évaporé. Plus rien. Je ne suis plus que l'ombre de moi-même, je n'arrive pas à me résigner. Sam, qui es-tu ? Ma bonne conscience me somme de me faire à l'idée qu'il s'est joué de moi, mais une petite voix résonne dans ma tête. Elle me crie d'être déraisonnable et de retrouver Sam. Elle a juste oublié de me préciser que cette quête se ferait à mes risques et périls... Déraisonnable, le nouveau roman de Zéa Marshall. Après la saga enivrante Doutes, et la romance acidulée Never... ou presque ! notre auteure vous embarque dans une histoire addictive et intrigante. Passion, érotisme, péripéties et amitiés sont les ingrédients de ce nouvel opus. Vous n'en sortirez pas indemnes.

Zéa Marshall, pionnière de la collection Romance Addict, femme d'expérience et de talent, auteure de la saga « Doutes », vous emportera dans une douce ivresse des sens.

 

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Erreur de casting…


12 mai 2017

Vendredi soir, 21 h

 

Je fulmine contre ma meilleure amie. Je peste, ronchonne et lui trouve des noms d’oiseaux à n’en plus finir. Elle a eu la grande idée de m’inscrire sur un site de rencontre pour refaire ma vie. Elle a eu la grande idée de me sortir de ma routine monastique. Elle a eu la grande idée de me convaincre de m’éclater et de faire léger… genre vraiment léger.

J’ai accepté de suivre ses conseils… après trois mojitos bien serrés et une longue conversation sur le bien-fondé de la démarche. Elle a parlé d’hygiène, d’hormones, de prendre ma vie en main, d’arrêter mon célibat, de me remettre en selle… une belle liste à la Prévert que je n’ai pas réfutée.

Nous nous sommes rejointes dans notre bar fétiche en bord de mer pour discuter de mes «nuits agitées» après le texto que je lui ai envoyé. Elle est demeurée dubitative quelques instants avant d’entamer une grande tirade sur mon changement de vie qui n’était pas complètement amorcé. Pour elle, je n’ai fait qu’un bout du chemin en quittant enfin mon mari. Il me restait maintenant à retrouver une moitié. Forcer le destin me permettrait de gagner du temps. Aucun prince charmant ne vient spontanément toquer à votre porte, à moins d’être dotée d’une patience record et prête à s’encroûter dans tous les sens du terme, dixit ma meilleure amie, Marie. De plus, elle est persuadée que mes cauchemars cesseraient dès qu’un homme partagerait mon lit. J’ai d’abord refusé… Elle a été très convaincante en me demandant de choisir entre de longues séances de psy ou sa technique à elle. J’ai réfléchi deux secondes, bu une grande rasade d’alcool et je l’ai laissé appuyer sur la touche «profil» d’une application spécialisée en la matière, en collant des photos plutôt osées de moi.

Il est vingt et une heures… Je fulmine grave. Oui. Je suis stressée à ne pas savoir quoi faire de mes mains, à constater qu’elles sont à moitié moites, à avoir des tics de nervosité. Pourtant, je me suis apprêtée et pomponnée. J’ai lissé mes cheveux, maquillé mes yeux pour faire ressortir leur bleu, choisi ma tenue avec soin, après un essayage complet de ma garde-robe. J’ai opté pour un stretch noir, un top en dentelle près du corps de la même couleur, une veste en jean cloutée, des bottillons avec des talons hauts. Ni assez ni trop peu. Un petit look sympa et sexy sans pour autant dévoiler la totalité de la marchandise.

Et pourquoi?

Pour mon premier rencart avec un homme. Un presque inconnu, dégoté sur le fameux site en question. Le premier où j’ai osé franchir le pas. Bah oui, une fois passée l’euphorie des mojitos, je me suis retrouvée, seule, à swiper face à mon écran et une harde de portraits masculins. Des centaines de matchs, de likes, des messages farfelus, des photos désopilantes, en bref… la grande découverte du marché de la séduction digitale.

Et comme elle m’a conseillé de faire léger…

Je suis restée sur le premier qui est venu discuter avec moi, cinq minutes, montre en main, après avoir validé mon profil. Un peu fainéante, je n’ai pas cherché plus loin. Pourtant, le premier qui accourt est souvent le plus énervé de la bande, dixit de nouveau ma meilleure amie. En tout cas, rien n’est noté sur le mode d’emploi de la débutante des sites de rencontre. Il n’a pas lâché l’affaire parce que je me suis fait prier pour accepter de le voir. Deux semaines de «Pia-Pia1» pour que je cède. Sacrément motivé le garçon