B
22600 SAINT-BARNABE
Population : 1.247 hab. (2018) En breton : Sant Barnev
CÔTES D’ARMOR
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Le nom de la localité est attesté sous la formeVilla de Kermelennan in Locduriac en 1075.
Le nom de la commune vient de Saint Joseph, surnommé Barnabé ou Barnabas. C’est un juif de l'île de Chypre, qui tient une place importante dans lesActes des Apôtres. Il est mentionné dans le contexte du concile de Jérusalem, qui sanctionna l’ouverture de la communauté juive-chrétienne aux païens non juifs, au Ier siècle. Barnabé était le cousin de Marc l’Evangéliste et Marie était sa tante. Conformément aux règles de l'Église primitive à Jérusalem, il vendit un champ pour aider les apôtres. Bien qu'il ne soit pas un des douze apôtres, l'église catholique et les orthodoxes lui donnent ce titre.
Paul et Barnabé connurent un désaccord au sujet de la composition de leur équipe, pour le prochain voyage apostolique. Barnabé voulait emmener Marc, mais Paul n'était pas de cet avis. Ils se séparèrent et formèrent deux équipes ; Paul et Silas partirent pour évangéliser la Lycaonie (Asie-Mineure), tandis que Barnabé et Marc sont allés évangéliser Chypre.
La suite de la vie du Saint repose sur des traditions plus tardives et moins sûres. Barnabé se serait rendu ensuite dans l'île de Chypre pour l'évangéliser mais, il y serait mort martyrisé près de Salamine. La forme du martyre diverge selon les sources : pendaison, crémation ou lapidation. Son tombeau, fut découvert sous l'empereur Zénon au Vème siècle ; il aurait contenu un exemplaire de l'Évangile de Matthieu. Tout proche de ce tombeau se situe le monastère Saint Barnabé.
56150 SAINT-BARTHELEMY
Population : 1.162 hab. (2018)
En breton : Bartelame
MORBIHAN
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Saint-Barthélemy, est une commune récente créée en 1867, date où son territoire est détaché de celui de Baud.
Le nom de Saint-Barthélemy est venu d'une tentative de christianisation du bretonBartelame, personnage oublié et qui est un toponyme sans rapport avec un saint. Mais, comme on ne sait rien sur Bartelame, on donnera quelques informations sur le plus important des dix saints ayant le nom Barthélemy, reconnu par Rome. C’est un juif de Galilée, apôtre et martyre du Ier siècle.
C’était un homme plutôt riche et cultivé, reconnu pour son intransigeance à l’égard de la vérité. Il était fort apprécié à cause de son innocence et de la simplicité de son cœur, et il gardait des bonnes relations avec les romains.
Il aurait été témoin de la Cène, de la Résurrection, de l’Ascension et de la Pentecôte.
Plus tard, il partit avec l’apôtre Thomas évangéliser l’Arabie, la Perse et l’ouest de l’Inde, où il aurait apporté l’Evangile de Saint Matthieu. Il convertit les foules, ordonna des prêtres et consacra des Evêques. Avec Thomas, il traversa les villes de Lydie et de Mysie pour annoncer la Bonne Nouvelle, supportant de la part des impies de nombreux malheurs et de grandes tribulations. Ils furent battus, emprisonnés, expulsés, mais la grâce de Dieu leur permit de traverser toutes les épreuves, les gardant en vie pour poursuivre leur labeur.
- Ils se rendirent, dit la légende, à Hiérapolis (actuellement en Turquie) qui était remplie d’idoles que les habitants adoraient.
Il y avait même un temple dédié à un serpent, que les gens adoraient comme un dieu, lui offrant des sacrifices et de la nourriture. Le Saint fit des prières et le serpent mourut, comme transpercé par une lance. Ici vivait un dénomme Stachys qui était aveugle depuis quatorze ans. L’apôtre lui ouvrit les yeux du corps par la prière et ceux de l’esprit par le baptême. La nouvelle de la guérison de Stachys se propagea dans toute la ville, et une grande foule se rassemblait chez lui pour entendre ses enseignements sur la foi en Jésus. De nombreux malades guérissaient et les démons étaient chassés. Beaucoup crurent au Christ et demandèrent le baptême.
- Une autre légende dit que la femme du proconsul de la ville, avait été mordue par un serpent et gisait, aux portes de la mort. Ayant entendu dire que les saints qui vivaient dans la maison de Stachys guérissaient toutes les maladies, elle se fit transporter auprès d’eux et obtint la guérison. De retour chez lui, le proconsul apprit que sa femme avait été guérie en son absence par un certain Barthélemy. Dans une violente colère, il fit arrêter Barthélemy et Thomas et fit bruler la maison ou ils logeaient.
A cette nouvelle, de nombreux habitants païens de la ville se rassemblèrent, traînèrent leurs victimes à travers les rues en les battant outrageusement, et les jetèrent en prison. Plus tard, le proconsul siégea au tribunal assisté de tous les sacrificateurs païens, et en particulier les adorateurs du serpent.
Ces derniers, demandent que les saints soient punis sévèrement. Le proconsul ordonna de désabriter les saints, étant persuadé qu’ils ont caché dans leurs vêtements d’objets de magie mais, on ne trouva rien. Le tribunal condamna alors les deux hommes à être exécutés. On perça les talons de Thomas pour le faire souffrir et on le suspendu, tête en bas, en haut du mur du temple. Quand on commença crucifier l’apôtre Barthélemy près du mur du temple, il y eut un grand tremblement de terre. La terre s’ouvrit en engloutissant le proconsul, les sacrificateurs du serpent et une multitude d’impies.
Tous, fidèles ou infidèles, furent saisis par la terreur, les survivants implorant le pardon et la pitié. Ils détachèrent promptement Barthélemy, mais ne purent faire la même chose pour Thomas qui était pendu beaucoup trop haut. La terre s’ouvrit et en fit sortir vivants tous ceux qu’elle avait engloutis, à l’exception du proconsul et des sacrificateurs. Tous confessèrent le Christ d’une voix forte, louèrent sa puissance, et demandèrent le baptême. Barthélemy construit une chapelle, enterra son ami Thomas, nomma Stachys prêtre et parti vers d’autres contrés.
Saint Barthélemy se rendit ensuite en Arménie. Dans la capitale de ce pays se trouvait un temple dédié à l’idole Astaroth à qui les fidèles demandaient la délivrance des sortilèges et lui vénéraient les oracles. Le galiléen s’y rendit dans cette ville et aussitôt l’idole devient muet et ne fit plus de guérisons. Les prêtres qui étaient sur place, ont été avertis par les démons de l’arrivé d’un étranger qui perturberait Astaroth. Barthélemy délivra la fille du roi possédée de démon, en présence d’une foule immense.
Cette nouvelle se répandit et bientôt la famille royale ainsi que douze villes du royaume reçurent le baptême. Mais Astaroth prit sa revanche et, le frère du roi manipulé par des prêtres païens, le fit saisir pour le livrer au martyr. Il fut d’abord crucifié la tête en bas, puis écorché vif, avant d’être décapité.
Les traditions sont reprises par l'Eglise Apostolique Arménienne qui en fait lepremier illuminateur du pays. Le corps écorché et la peau sanglante de l’Apôtre furent enterrés en Haute-Arménie. Son tombeau opéra tant de miracles, que les païens, furieux de voir une affluence si considérable de chrétiens venus le vénérer, enfermèrent le corps dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais, flottant sur l’onde, arriva à l’île de Lipari en Italie. En 836 sa dépouille fut mise à l’abri des invasions arabes à Bénévent (23) sur le continent, avant de rejoindre Rome où elle repose toujours, dans la basilique Saint-Barthélemy-en-l'Île (Île Tibérine).
La NUIT DE ST. BARTHELEMY.
Dommage que son nom soit attaché dans la mémoire des français au massacre
des protestants par les souverains catholiques pour des raisons plus politiques
que religieuses en 1572.
35114 SAINT-BENOIT-DES-ONDES
Population : 986 hab. (2018)
En breton :...