: Laurence Smits
: Le prince d'Adria Tome 1: Coup de foudre à Times Square
: Books on Demand
: 9782322432691
: 1
: CHF 5.30
:
: Erzählende Literatur
: French
: 396
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Vous aimez les coups de foudre, les familles royales et leurs coutumes? Embarquez alors pour le royaume d'Adria. Vous ne le connaissez pas? C'est normal; il se situe aux confins de l'Ecosse. Après une rupture plus qu'éprouvante, Elizabeth, bordelaise, a besoin de se changer les idées et décide de passer le 31 décembre e la nouvelle année à New York. Quoi de mieux que de se perdre dans la foule pour se retrouver? Elle ne s'attend à rien, elle profite du spectacle. Mais, le hasard est là qui rôde...Elle tombe dans les bras d'un inconnu, qui se trouve être le prince d'Adria. Il est dans la Grosse Pomme incognito. Il ne rêve que de s'évader des contraintes et du protocole pesant. La foule en liesse entraîne la rencontre entre les deux étrangers, lui futur roi d'un minuscule royaume, elle, citadine à Bordeaux. Leurs chemins qui semblent tout tracés vont-ils se rencontrer?

je tiens un blog sur l'écriture, LA PLUME DE LAURENCE, depuis 2018, laurencesmits.com. http://www.laurencesmits.com email: contact@laurencesmits.com J'ai commencé à écrire tardivement, à 56 ans. Mieux vaut tard que jamais! Agée aujourd'hui de 60 ans, je mène une vie paisible dans un coin du sud Charente-Maritime, au milieu des vignes qui produisent le fameux cognac. Je partage mon temps entre mon métier de professeure d'anglais ans un lycée et mes travaux d'écriture. je suis fort occupée, entre les articles hebdomadaires pour le blog, l'atelier d'écriture gratuit que je propose depuis 2019, l'écriture de guides et de romans, les formations que je suis également. C'est ma passion. J'adore les animaux. J'ai un chien, deux chats, tous abandonnés et recueillis. J'aime les gens, voyager, lire rien de bien original. Vous serez toujours les bienvenus sur mon blog.

Chapitre 2


Découverte inattendue

Elizabeth est réveillée en sursaut par la sonnerie de son téléphone . Qui peut bien l’appeler si tôt en ce premier janvier ? Sa mère ? Sa sœur ? Cela l’étonnerait fort. Elle n’a pas assez dormi et elle désire rester encore un peu dans son lit, blottie sous la couette à rêvasser. C’est quand même le premier janvier et elle a le droit de rester sous la couette ! Elle n’a rien de prévu ce jour-là et elle n’a aucune envie de se presser. Elle est en vacances tout de même.

—Bonjour et Bonne Année, Elizabeth! entend-elle au loin.

—Oui, bonjour. C’est qui à l’appareil ? s’enquiert-elle, le cerveau embrumé de sommeil.

—C’est le prince Harry de Times Square. Je te réveille peut-être ? Tu te souviens de moi ? Je t’ai aidée hier soir à ne pas te faire écraser par la foule !

—Bien sûr que je me souviens de toi. Bonne Année à toi aussi Harry ! parvient-elle à articuler.

Elle n’ose pas lui avouer qu’il l’a sortie brutalement de son sommeil. Après tout, elle a aussi sa part de responsabilité : pourquoi n’a-t-elle pas laissé son portable en mode silencieux, comme elle le fait d’habitude avant de se coucher ?

—Tout va bien ?

—Le téléphone m’a réveillée, ne t’inquiète pas , ce n’est pas grave. C’est gentil de m’appeler en tout cas.

—Je te présente toutes mes excuses. Je vais te laisser dormir dans ce cas…

—Non, non, Harry, ça va. Je suis pleinement réveillée maintenant. Je peux faire quelque chose pour toi?

—Effectivement. Je voulais te proposer, si tu es d’accord bien évidemment, de passer la journée avec moi. Je repars demain dans mon pays. Aussi je souhaitais en profiter pour arpenter les rues de New York. Je me suis dit, autant le faire en bonne compagnie, si tu n’y vois pas d’inconvénient bien sûr !

—Je serai ravie de t’accompagner, Harry. Tu me laisses le temps de me préparer et de prendre un solide petit-déjeuner. Tu peux me rejoindre, disons, d’ici une heure à mon hôtel ? Ça te va ?

—Ce sera parfait. Prends ton temps. A tout à l’heure, Elizabeth.

Harry a raison : quoi de mieux en ce premier jour de l’année que de découvrir New York à pied ? Elizabeth aurait fait quoi d’autre s’il ne l’avait pas appelée ? Bien sûr qu’il faut découvrir cette ville à pied. Elle n’a pas encore pris le temps de se balader dans les avenues célèbres depuis son arrivée. Elle avait plutôt l’intention à vrai dire de visiter la ville dans un bus pour touristes. N’étant pas une sportive accomplie, marcher toute la journée en plein hiver lui parait une épreuve hors de sa portée. Mais, elle se doit de relever ce défi sportif : elle ne peut pas décemment montrer une quelconque fatigue ou renoncer sous peine de se couvrir de honte.

—Bonjour Elizabeth. Tu es ravissante. Voilà ce que je te propose. Tu me diras si mes itinéraires te conviennent. N’hésite pas à me faire savoir si tu as d’autres idées.

—C’est la première fois que je viens à New York, alors je me fie à toi. Tu as l’air de connaître la ville mieux que moi.

—Disons que j’aime bien venir ici de temps à autre me changer les idées. Pour commencer, je te propose de nous rendre en métro sur le pont de Brooklyn. C’est ma promenade préférée. Tu verras comme la vue est impressionnante. C’est mieux de démarrer à cet endroit le matin pour profiter du soleil qui éclaire le Financial District. Comme c’est ta première visite à New York, cette promenade va-t’en mettre plein la vue !

—J’ai hâte !

—Tu verras, de ce pont, on a une vue grandiose sur Manhattan. C’est juste époustouflant ! De là, on pourra rejoindre facilement le World Trade Center et Wall Street. La promenade dure trente minutes, mais elle est très agréable, tu verras Elizabeth.

—Tu crois qu’on va pouvoir marcher tout ça Harry ?

—Moi, oui. Ecoute, si tu es fatiguée, on pourra toujours louer des trottinettes électriques. On va prendre notre temps pour admirer toutes ces splendeurs autour de nous. On ne fait pas une course, n’estce pas ? A moins que tu en aies envie… ?

—Loin de moi cette idée. Je dois t’avouer que je suis une piètre marcheuse. Alors, on fait quoi après ?

—J’ai fortement envie de t’emmener sur la High Line. Tu as dû le lire dans les guides ; cette promenade suit le parcours d’une ancienne voie de chemin de fer. Elle est surélevée, on domine le trafic. J’ai découvert l’an dernier un nombre incroyable de fresques tout au long de ce parcours. Je suis sûr que tu vas apprécier. Elizabeth regarde Harry lui expliquer leur programme de la journée. Elle le voit au grand jour pour la première fois et elle l’écoute attentivement. Il a une voix douce et convaincante à la fois . Il ressemble à un homme d’affaires, élancé et musclé, ou mieux, à un acteur de film romantique sur Netflix. Les dents blanches et bien rangées, impeccable sur lui, bref, aucun défaut à signaler.

Pour une fois, elle est tentée de se laisser guider. Elle a toujours essayé de tenir les rênes de sa vie, même au temps où elle formait un couple avec Jérôme, l’homme qui l’a quittée l’été précédent et qu’elle essaie d’oublier tant bien que mal. Le hasard lui offre, le temps d’une journée, l’occasion de se laisser aller en compagnie d’un homme charmant. Se laisser conduire, sans réfléchir, sans rien préparer à l’avance, se fier à son instinct et faire confiance à une tierce personne. Ces sensations lui sont totalement inconnues. Harry, par ses explications limpides, parvient à lui transmettre sa passion de New York.

—Ensuite, nous pourrions nous balader du côté de Times Square pour descendre à Wall Street. De cette façon, nous pourrons admirer quelques-uns des principaux monuments de la ville, qu’en dis-tu ?

—J’en dis que c’est parfait. La visite s’arrête là?

—Non, loin de là. Je te réserve une surprise pour soulager tes pauvres pieds martyrisés. On se rendra à Roosevelt Island pour prendre le téléphérique. Comme ça, on bénéficiera d’un point de vue magnifique sur Midtown.

—Il y a un téléphérique dans la ville ? Je n’en savais rien. Ça va être sympa de prendre de la hauteur, même si je suis sujette au vertige.

—Tout ira bien. Ne t’inquiète pas pour le déjeuner. J’ai mes adresses privées. Je te réserve une surprise de taille. Mais pas un mot pour l’instant. Après le repas, ah non, je ne te dis rien de plus. Tu verras bien.

—Le suspense est à son comble. Allons, ne perdons plus une minute, ton programme alléchant a mis mes pieds en éveil. Ils n’en peuvent plus d’attendre !

Elizabeth a plein de questions à poser à Harry pendant leur déambulation dans les rues de New York. Comment cela se fait-il qu’il connaisse aussi bien cette mégalopole alors qu’il vit en Angleterre ? Quel est son métier exactement ? Prince, elle n’y a pas cru un seul instant. Comment un prince peut-il se balader tranquillement dans les rues d’une ville qu’il connaît si bien sans jamais se faire aborder par qui que ce soit ni surtout par aucun journaliste people? Tout cela est bien mystérieux à ses yeux.

—Voilà ce que je te suggère après le déjeuner dans mon restaurant préféré, prononce Harry interrompant le flot des pensées de la jeune femme. Je suppose que tu n’as pas eu encore le temps de te balader dans Central Park. Alors, ce sera chose faite. Ne fais pas les gros yeux, nous ne marcherons plus. Nous traverserons le parc en …. Devine !

—En trottinette électrique ?

—C’est ton moyen de transport préféré, on dirait. Non, non. Ce sera un moyen de transport nettement plus exotique.

— ?

—Nous nous baladerons en calèche. Ainsi, tes pauvres pieds me remercieront de cette pause bienfaisante.

—Tu veux dire une calèche tirée par des chevaux ?

—Tu ne veux pas qu’elle soit tirée par des ânes tout de...