Pour l’affreuse inondation ;
Comme le chêne magnifique
Se porte dans l’air tout d’un coup
Par sa propre force organique,
Tel l’amour puissant, sympathique,
Qui forme tout et nourrit tout.
Il faut, avant tout, considérer cette scène comme un épilogue que Goethe donne à son œuvre, et qui sert de pendant au prologue de la première partie deFaust, dans lequel Méphistophélès, en présence de la cour céleste, demande au Père Éternel la permission de tenter le vieux Docteur. C’est entre ce prologue, dont on trouve l’idée première dans le livre de Job, et cet épilogue, qui donne l’occasion à Goethe, ainsi que nous le verrons plus tard, de mettre en lumière ses idées sur la théologie, qu’est renfermé le drame de l’existence de Faust, cette existence insatiable à laquelle la science, l’amour et la conquête ne suffisent pas. Quant à ce qui regarde l’action, il faut en prendre son parti, et, de plus, ne pas se montrer trop exigeant à l’endroit de la clarté ; car il s’agit ici de théologie, de mysticisme, et de mysticisme allemand.