: Marquis de Sade
: Les crimes de l'amour un questionnement subversif du Marquis de Sade sur le rapport entre le corps et la création
: Books on Demand
: 9782322465675
: 1
: CHF 2.60
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: Erzählende Literatur
: French
: 114
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
RÉSUMÉ :"Les crimes de l'amour" est une oeuvre provocatrice et audacieuse du Marquis de Sade, qui explore les profondeurs de la passion humaine et ses conséquences souvent tragiques. Composé de nouvelles, ce recueil dépeint des histoires où l'amour, loin d'être un sentiment pur et bienveillant, se révèle être une force destructrice et subversive. À travers des récits tels que"Eugénie de Franval" et"Florville et Courval", Sade met en scène des personnages dont les désirs et les actions transgressent les normes morales et sociales de leur époque. L'auteur utilise la narration pour interroger la nature du vice et de la vertu, offrant une critique acerbe des institutions sociales et religieuses. Chaque histoire est une plongée dans l'âme humaine, où la quête du plaisir et de la liberté individuelle mène souvent à la perdition. Sade, fidèle à sa réputation, ne recule devant aucune provocation pour questionner les limites de la moralité et de la raison. Ce recueil, tout en étant une exploration des passions extrêmes, invite à une réflexion sur la condition humaine et ses contradictions. À travers une prose riche et incisive, Sade offre un regard unique sur les rapports entre le corps, le désir et la création littéraire, faisant de"Les crimes de l'amour" une oeuvre incontournable pour comprendre l'impact de la passion sur l'esprit humain. L'AUTEUR : Donatien Alphonse François, plus connu sous le nom de Marquis de Sade, est né le 2 juin 1740 à Paris. Issu d'une famille noble, il reçoit une éducation soignée avant de s'engager dans une carrière militaire. Cependant, c'est par ses écrits que Sade se distingue, devenant l'une des figures les plus controversées de la littérature française. Ses oeuvres, souvent marquées par l'érotisme et la violence, explorent les thèmes du pouvoir, de la liberté et de la transgression."Les Cent Vingt Journées de Sodome" et"Justine" comptent parmi ses ouvrages les plus célèbres, suscitant autant de fascination que de répulsion. Sade passe une grande partie de sa vie emprisonné, notamment à la Bastille, en raison de ses écrits jugés immoraux et de son comportement scandaleux. Malgré cela, il continue de produire des textes qui interrogent les fondements de la société et les limites de la moralité. Ses idées audacieuses et sa critique des institutions font de lui un précurseur du mouvement libertin et un penseur radical de son temps.

Donatien Alphonse François de Sade, né le 2 juin 1740 à Paris et mort le 2 décembre 1814 à Charenton-Saint-Maurice, aujourd'hui Saint-Maurice dans le Val-de-Marne, est un homme de lettres, romancier, philosophe, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son oeuvre à l'érotisme et à la pornographie, associés à des actes de violence et de cruauté (tortures, incestes, viols, pédophilie, meurtres, etc.). L'expression d'un athéisme anticlérical virulent est l'un des thèmes les plus récurrents de ses écrits.

IDÉE


SUR LES ROMANS


n appelle roman, l'ouvrage fabuleux composé d'après les plus singulières aventures de la vie des hommes.

Mais pourquoi ce genre d'ouvrage porte-t-il le nom de roman?

Chez quel peuple devons-nous en chercher la source, quels sont les plus célèbres?

Et quelles sont, enfin, les règles qu'il faut suivre pour arriver à la perfection de l'art de l'écrire?

Voilà les trois questions que nous nous proposons de traiter; commençons par l'étymologie du mot.

Rien ne nous apprenant le nom de cette composition chez les peuples de l'antiquité, nous ne devons, ce me semble, nous attacher qu'à découvrir par quel motif elle porta chez nous celui que nous lui donnons encore.

La langue Romane était comme on le sait, un mélange de l'idiome celtique et latin, en usage sous les deux premières races de nos rois, il est assez raisonnable de croire que les ouvrages du genre dont nous parlons, composés dans cette langue, durent en porter le nom, et l'on put dire une romane, pour exprimer l'ouvrage où il s'agissait d'aventures amoureuses, comme on a dit une romance pour parler des complaintes du même genre. En vain chercherait-on une étymologie différente à ce mot; le bon sens n'en offrant aucune autre, il paraît simple d'adopter celle-là.

Passons donc à la seconde question.

Chez quel peuple devons-nous trouver la source de ces sortes d'ouvrages, et quels sont les plus célèbres?

L'opinion commune croit la découvrir chez les Grecs; elle passa de là chez les Mores, d'où les Espagnols la prirent pour99 la transmettre ensuite à nos troubadours, de qui nos romanciers de chevalerie la reçurent.

Quoique je respecte cette filiation, et que je m'y soumette quelquefois, je suis loin cependant de l'adopter rigoureusement; n'est-elle pas en effet bien difficile dans des siècles où les voyages étaient si peu connus, et les communications si interrompues; il est des modes, des usages, des goûts qui ne se transmettent point; inhérents à tous les hommes, ils naissent naturellement avec eux: partout où ils existent, se retrouvent des traces inévitables de ces goûts, de ces usages et de ces modes.

N'en doutons point, ce fut dans les contrées qui, les premières reconnurent des Dieux, que les romans prirent leur source, et par conséquent en Égypte, berceau