En contact direct avec un peuple de travailleurs, sur les chantiers, dans les usines ou dans les maisons de repos, dans les jardins, les « parcs de culture », j’ai pu goûter des instants de joie profonde. J’ai senti parmi ces camarades nouveaux une fraternité subite s’établir, mon coeur se dilater, s’épanouir. C’est aussi pourquoi les photographies de moi que l’on a prises là-bas me montrent plus souriant, plus riant même, que je ne puis l’être souvent en France. Et que de fois, là-bas, les larmes me sont venues aux yeux, par excès de joie, larmes de tendresse et d’amour : par exemple, à cette maison de repos des ouvriers mineurs de Dombas aux environs immédiats de Sotchi... Non, non ! il n’y avait là rien de convenu, d’apprêté ; j’étais arrivé brusquement, un soir, sans être annoncé ; mais aussitôt j’avais senti près d’eux la confiance.
Et cette visite inopinée dans ce campement d’enfants, près de Borjom, tout modeste, humble presque, mais où les enfants, rayonnants de bonheur, de santé, semblaient vouloir m’offrir leur joie. Que raconter ? Les mots so