: Zéa Marshall
: Doutes Tome 2 - L'ivresse assassine
: Romance Addict
: 9782381271477
: 1
: CHF 5.30
:
: Erzählende Literatur
: French
: 404
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
« Nous nous sommes avoués nos sentiments et notre amour. Nous avons réussi à ouvrir notre coeur et nous dévoiler. Notre attirance mutuelle est sans commune mesure. Landry est mon évidence, mon âme soeur. Notre histoire est intense, faite d'émotions fortes, presque violentes, de deux êtres qui vivent la passion. Notre relation est fusionnelle, intense, ardente. Au-delà de son aspect charnel, Landry me donne des ailes. Moi, la fille insignifiante, j'ai grandi. Plus mûre, plus mature, j'assume ce que je suis. Mes doutes se sont effacés. Je lui accorde toute ma confiance en me donnant corps et âme, inconditionnellement, certaine de la sincérité des engagements que nous avons pris. Quand j'ai appris qu'il m'avait trahie, bafouée, je me suis effondrée. Mon passé a resurgi et mon enfer débuté... » L'enivrement laisse place à l'ivresse, la passion de Yaëlle et Landry est déchirante. Yaëlle goûte aux tanins de la trahison de Landry... Après « La part des anges », premier tome de la saga « Doutes », Zéa Marshall nous emporte ici dans un volet intense, plus sombre, la passion explose, l'ivresse devient assassine.

Zéa Marshall, pionnière de la collection Romance Addict, femme d'expérience et de talent, auteure de la saga « Doutes », vous emportera dans une douce ivresse des sens.

2


Je me retrouve habillée d’une combinaison de compétition, casque à la main, me demandant comment je pilote un tel bolide sans prendre tous les plots blanc et rouge au passage. Landry est dans son élément. Il m’explique tant bien que mal le parcours avec un grand virage relevé et un bac à gravier pour plus de sensations. Vu la pâleur de mon visage, il insiste sur la sécurité, me montre la zone prévue à cet effet. J’ai ensuite le droit à une initiation au pas de charge de la tablette tactile intégrée au cockpit pour suivre ma course. Ah ! Si j’ai une tablette tactile, alors…

Il m’entraîne avec les autres participants, que des mecs, accros à la vitesse. Je ferme les yeux en essayant de garder mon calme. « Je peux le faire, je peux le faire » trotte dans ma tête. Cinq minutes d’explications. Direction les karts de nouvelle génération, plus performants, plus rapides. S’ils avaient le modèle « kart 2 CV », j’aurais adoré. Landry m’aide à m’installer, me donne un dernier baiser et fonce rejoindre le sien.

Sur le panneau rouge, le décompte commence : 5, 4, 3, 2, 1… Tous les concurrents démarrent. Je reste sur place, mon pied refusant de toucher la pédale. Le technicien se précipite vers moi, me demandant si j’ai un problème, puis hurlant d’appuyer sur l’accélérateur. Je ferme les yeux pour donner l’impulsion à ma jambe terrorisée. Le kart s’amorce sur les chapeaux de roues. Je braille et relâche aussitôt la commande. Je suis au milieu de la première ligne droite en mode dangereuse. Le technicien, ahuri, me fait d’énormes gestes. J’ai compris. Je ne vais pas me ridiculiser non plus. J’appuie doucement et avance prudemment. Je suis rattrapée par tous les participants qui me dépassent allégrement. Landry ralentit à ma hauteur, fait non de la tête, de grands signes, lève sa visière et vocifère : « Bébé, cogne l’accélérateur ! »

Des larmes aux yeux, je tremble. Il me stresse. Pourquoi me met-il autant la pression ? Je lui lance un « OK, lâche-moi » et appuie. Mon bolide vrombit. J’attaque mes premiers virages, arrête de réfléchir et me concentre sur la piste.

Premier tour : Landry me distance, les autres également. J’accélère, prends de la hardiesse. Le kart est souple et répond bien. Je commence à me détendre et fonce sur le circuit. Petit virage serré, je vais trop vite, chasse de l’arrière, donne un coup de volant rapide et, comme par magie, l’engin à quatre roues au ras du sol reprend sa trajectoire. Je crie. J’ai compris.

Je double mon premier concurrent, lui fais une queue de poisson et détale de plus belle. Je veux rattraper Landry et lui montrer que j’assure. Le technicien me fait des pouces en l’air en guise d’encouragements : il n’a encore rien vu ! Grand virage, même technique : je colle la corde, dépasse deux autres pilotes qui ne s’attendaient pas à me trouver dans leur angle mort. J’accélère à fond, mais je suis trop loin de Landry. Le tableau annonce le dernier tour et le retour aux stands.

Mes mains tremblent, tout mon corps, d’ailleurs. Le technicien braille des mots incompréhensifs. La seule chose qui résonne dans mes oreilles : ne pas bouger pour le second round. Landry vient se garer à côté de moi et relève sa visière pour me parler. Je ne gigote pas d’un centimètre, ne le regarde pas et reste concentrée sur le panneau.

Le compte à rebours démarre. À deux, je le grille. Le chiffre apparaît. J’appuie comme une malade. La sirène retentit, le départ est donné. Je suis la première, fonce, enchaîne les virages. Landry me double dans la chicane. Mince ! Je le suis, essaie de me coller à lui. Il est fort. Les tours s’enchaînent, je n’arrive pas à le dépasser. Dernier tour, nous arrivons à la corde, chicanes, petits virages. Je fonce, prends la courbe, lâche mon volant, mon kart vrille. Coup de volant, je réaccélère et le grille dans le deuxième virage. La ligne d’arrivée est devant moi. Je fonce, pied au plancher, vois le technicien et les quelques badauds se pousser bien vite. Je ne suis pas sûre de m’arrêter. Je franchis la ligne comme une hystérique, freine un peu tard. Coup de volant, le kart fait plusieurs tours sur lui-même. Je finis dans le décor sans trop de dégâts. C’était moins une !

Je n’en reviens pas. Mon cœur s’emballe. Mon corps en mode speed. L’adrénaline à son maximum, une sensation étrange, inconnue et addictive, me bouscule. Le technicien arrive en courant, inquiet pour son matériel. Je relève ma visière : oui, je vais bien. Même très bien. Landry est debout à côté de son engin. Il a retiré son casque qu’il tient le long de sa hanche. Il me fait penser à Tom Cruise dansTop Gun. Il me lorgne intensément, très intensément. Je sors de l’engin, maladroitement. Mes jambes flageolent. Je retire mon casque et le gratifie d’un immense sourire. Mon visage respire le bonheur. Je viens de m’éclater comme je ne l’ai jamais fait.

Je cours vers lui, saute dans ses bras. Mes jambes enserrent sa taille et je l’embrasse férocement. J’ai oublié où nous sommes, j’ai oublié le monde qui nous entoure. Je ne vois que lui. Il me porte et nous entraîne vers la sortie en balançant nos casques. Plus rien ne compte que nous deux, rien que nous deux.

Il ouvre la porte d’un local technique, ferme à clé et me plaque contre le mur. Je défais sa combinaison, lui retire son T-shirt. Je le veux maintenant et je ne veux pas qu’il ait de bonnes manières. Landry fait de même avec mes vêtements. Je suis complètement excitée pour lui. Il me prend férocement comme j’aime quand je suis dans cet état d’impatience. La sensation est unique. Mon corps réclame de la vitesse, du speed, de l’adrénaline et le sexe de Landry. Son corps contre le mien me procure cette ivresse. Je suis insatiable, exige un va-etvient intense, plus fort. Il se déchaîne dans mon antre. Je gémis, enfonce mes ongles dans sa peau pour supporter ses coups de butoirs sauvages. Je sens le plaisir prendre possession de mon esprit et libérer ma jouissance en une vague déferlante, puissante qui m’entraîne loin… loin… très loin. Ma respiration s’emballe. Mes gémissements se font cris. Landry me percute une dernière fois avant d’exulter. Une expiration gutturale complètement folle en guise de délivrance. Un baiser farouche. Sa langue entoure la mienne avec force. Il n’est pas rassasié. Je ne le suis pas non plus. Insatiables.

Je prends conscience du lieu qui nous entoure. Mon Dieu, je n’ai pas pu. Je calme le rythme de notre baiser.

— Land, c’est de la folie, je lui susurre. Land… je… enfin, tu te rends compte où nous sommes ?

Il pouffe en apposant de petits baisers dans mon cou.

— Ne réfléchis pas, sinon tu vas rougir, ma belle.

Trop tard, mes joues s’empourprent. Je ne vais pas réussir à sortir de ce local sans mourir de honte.

Landry a ce rictus très moqueur quand il nous rhabille. Il ouvre la porte, sûr de lui.

— OK, je vais payer le kart. Tu rapportes les combinaisons, me balance-t-il.

Il me colle dans les bras son vêtement et file bien vite. Je n’ai pas le temps de lui dire qu’il est fou. Jamais je ne retournerai sur la piste. J’ai bien envie de les jeter dans un coin, mine de rien. Foutu pour foutu ! Le technicien apparaît à ce moment dans le couloir où je suis restée collée au mur. Je prends mon sourire de façade, l’appelle, lui donne rapidement les combinaisons et, niaisement, balance un « c’était super ». Je tourne les talons en essayant de garder mon calme, vu sa tête ahurie. Je sors précipitamment et rejoins Landry qui rit comme un gamin.

— Tu sais que je te déteste vraiment, Landry De La Motte.

— Je suis sûr que non, me dit-il entre deux fous rires.

— Je te déteste au plus haut point. Je n’oserai plus mettre les pieds ici, tu en as conscience ?

Il m’attire à lui, prend mes lèvres.

— J’étais sûr que tu allais t’éclater, me dit-il sensuellement. Tu es particulière, Yaëlle, très particulière. Te pousser à bout te fait dépasser tes limites, Bébé. Je suis fier de toi. Tu étais déchaînée. Dans la chicane, plus rapide, bravo, ma...