: Virginie Lafon, Simon Dauger
: Chroniques d'un Dragonnier Témoignage d'une exploration inédite via l'hypnose
: Books on Demand
: 9782322232086
: 1
: CHF 8.80
:
: Sonstiges
: French
: 444
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Je m'appelle Simon Dauger et j'ai vécu une aventure extraordinaire grâce à l'hypnose quantique. Accompagné par la praticienne Virginie Lafon, je me découvre être Dragonnier, arpentant des lieux magiques à dos de Dragons et missionné pour propager leurs messages. A la manière d'une épopée, nous avons rencontré sur notre chemin de magnifiques Êtres de lumière. Ceux-ci nous ont fait part de leurs enseignements qui allaient amener de curieuses répercussions sur nos vies quotidiennes... Tout part d'un cadeau d'anniversaire que Simon reçoit pour ses 29 ans : une séance d'hypnose avec Virginie Lafon. Après ce premier rendez-vous se révélant spectaculaire pour eux, grâce à la manifestation des Dragons et à l'intensité de la séance, Virginie propose à Simon de renouveler l'expérience pour retrouver ces créatures et échanger avec elles autour d'un projet de recherche. Au fil des séances, les enseignements qu'ils ont reçus leur ont apporté une nouvelle vision du monde et de drôle de surprises dans leurs vies personnelles. Parce que beaucoup de monde s'interroge sur l'état d'hypnose, Simon a voulu, de manière imagée et humoristique, décrire ce qu'il se passait dans sa tête durant ce processus en personnifiant son mental et ses émotions comme étant des diablotins sympathiques... mais parfois envahissants !

Virginie Lafon est praticienne en hypnose de soins quantiques, basée en France. Titulaire d'un Master 2 dans la recherche en histoire médiévale à l'université Lyon 2, elle se plonge désormais dans l'étude métaphysique et prend ainsi la suite de Dolores Cannon dans l'investigation via l'hypnose quantique.

CHAPITRE 2


Séance du 19 septembre 2018

LE SANCTUAIRE DES DRAGONS


« L’Amour est un antidote

contre les énergies basses. »

QUELQUES SEMAINES APRÈS LA PREMIÈRE SÉANCE, à peine remis des émotions et des sensations que j’avais vécues, j’ai retrouvé Virginie dans son cabinet pour faire une séance sur l’enfant intérieur qui s’est révélée assez efficace. Mon imaginaire, guidé par la voix de la praticienne en hypnose et, certainement aussi par mes guides spirituels, a déployé dans mon esprit une belle scène. Au milieu d’un paysage représentant une prairie verdoyante, mon enfant intérieur était accroupi dans l’ombre que faisaient les nuages immobiles dans un ciel sans vent. Je lui ai tendu ma main pour l’amener vers la partie ensoleillée. Il était plutôt âgé pour un enfant. Il devait avoir 8 ou 9 ans et semblait blasé, comme habitué à avoir des responsabilités trop lourdes pour lui, mais faisant mine de gérer du mieux qu’il pouvait. Lorsque je lui ai proposé mon aide pour aller mieux, il l’a déclinée sans sourire.

Visiblement, il s’était persuadé qu’il ne pouvait pas être plus heureux et épanoui qu’il ne l’était déjà. L’image même d’un vrai paradoxe ! Heureusement, il restait un enfant et la curiosité est bien propre à la jeunesse. Dans un sentiment d’appétence à ce que je pouvais bien lui apporter, sous son air froid et presque triste, il a pris la main que je lui ai tendue.

Alors, je l’ai emmené au soleil, au bord d’une falaise. Je lui ai montré la mer et, déjà, il commençait à rajeunir en regardant l’océan comme s’il ne l’avait jamais vu auparavant. Je l’ai pris dans mes bras et je lui ai fait sentir le vent qui balayait ses cheveux fins sur son front. Il commençait à sourire. Je lui ai fait sentir la lumière et la chaleur du soleil. Les traits de son visage se détendaient. Émerveillé de toutes ces choses simples, mais belles, il semblait désormais paraître un an à peine et a posé sa petite main potelée sur mon cœur. Nos deux têtes reposaient doucement l’une contre l’autre et nous étions satisfaits de nous retrouver ainsi. L’enfant s’est alors transformé en une lueur étincelante pour rentrer doucement en moi.

Depuis, je me sens plus facilement ouvert à l’émerveillement et apaisé. Cela était bien joli, mais ne m’aidait pas à rattraper mon retard sur mon vélo pour le rendez-vous ! Ce 19 septembre, c’était LE jour de notre première séance dans une tout autre configuration. Notre première collaboration. Avec Virginie, nous allions tenter de trouver des éléments de réponses à des questions d’ordre général. Nous souhaitions retrouver mon Dragon pour qu’il nous guide et qu’il satisfasse notre curiosité. Mais avant tout, nous allions d’abord savoir si nous étions « autorisés » à faire cela.

Un peu essoufflé, j’ai garé mon vélo dans le bâtiment et Virginie m’a conduit dans la salle où se trouvait la table de massage moelleuse qui m’attendait. Ensemble, nous avons établi une liste de questions d’ordre général que Virginie allait essayer de poser lors de la séance. Nous étions excités et curieux de savoir ce qui allait se passer. J’appréhendais grandement de ne pas retrouver mon Dragon et de ne pas être assez fort ou concentré pour atteindre le même état d’hypnose profonde que la dernière fois. « Et s’il ne se passait rien à cause du stress ? » me suis-je dit. Ça me stressait encore plus !

« Nous verrons bien, m’a dit Virginie. S’il ne se passe rien, ce n’est pas grave. On ressaiera une autre fois. »

Pour moi, il en était hors de question. Nous devions réussir. Je sentais que nous étions si proches…

« 10… 9… » Le décompte commence alors que je descends les premières marches de l’escalier.

« 8… 7… » Je suis confiant et déterminé. Je me demande si, au bout, je vais retrouver le même endroit que la dernière fois.

« 6… 5… 4… » Mental commence déjà à faire des siennes en me criant dans ma tête : « Détends-toi ! Sinon ça ne va pas marcher ! »

« 3… 2… » Je teste à nouveau mon lâcher-prise en sentant tout mon corps reposer lourdement sur la table, mais Mental me dit qu’il n’a pas envie de ce même lieu. Juste pour me mettre à l’épreuve et m’embêter.

« 1… » Je lâche définitivement prise avant que Virginie ne m’annonce que je suis arrivé.

« C’est le même endroit, ai-je dit.

— Le même que la dernière fois ?

— Oui.

— Est-ce que tu peux me rappeler comment c’est ? »

Quelle intelligence de me questionner là-dessus ! Quoi de mieux que de concrétiser à nouveau ce bel endroit par des mots, des sensations ? C’était une manière d’y assumer pleinement ma présence et d’apprécier mon retour. Je lui ai décrit alors le même paysage que le mois précédent.

« Est-ce qu’il fait chaud ? Il fait frais ?

— Il fait bon », ai-je répondu alors que ce mois de septembre 2018 nous offrait des jours de grosse chaleur.

Après des questions-réponses sur l’aspect du lieu et sur mes sensations, Virginie m’a invité à profiter un peu du lieu :

« Cet endroit où tout est calme, paisible, tranquille et apaisant ; à tout moment, tu pourras y retourner durant la séance si nécessaire, pour te relaxer. »

Je jouissais donc de la beauté de ce paysage. J’avais ce sentiment d’appartenance, comme pour un foyer. Je connaissais cet espace et il m’était tellement agréable de l’avoir retrouvé. J’étais rassuré, je ne m’étais pas perdu en chemin. La météo semblait laisser deviner que nous étions au printemps. Je me souviens que, le mois dernier, on aurait dit l’été. Cette fois-ci, les oiseaux et les fleurs étaient présents. Leurs parfums et leurs gazouillements m’ont fait prendre conscience que le temps ne s’écoulait donc pas de la même manière que chez nous. Cet endroit est tellement doux…

« Maintenant, regarde autour de toi pour voir ou ressentir s’il y a, par hasard, d’autres présences.

— Je vois un dragon qui vole.

— Est-ce qu’il ressemble à celui de la dernière fois ? »

J’ai contemplé attentivement la silhouette dans le ciel avant de déduire qu’elle ne me paraissait finalement pas familière. Visiblement, il ne semblait pas être le seul à voler autour des montagnes. Lors de ma première visite, les Dragons paraissaient plus timorés à se montrer devant moi. Désormais, j’avais l’impression que ça n’était plus le cas. Virginie m’a posé alors plusieurs questions sur l’aspect de ceux que je pouvais voir.

« Et, à la louche, comme ça, tu dirais qu’il y en a combien ? m’a-t-elle demandé. Sans trop réfléchir.

— Je dirais deux ou trois. Attends. Il y en a un qui… je ne sais pas… Il y en a un qui… »

Il y en avait un qui faisait une arrivée impressionnante, en effet. Comme dans un film, pour évoquer le suspense et le côté épique, je voyais un très gros plan d’un magnifique et immense Dragon blanc qui volait entre deux sommets de montagnes. L’air serein, il avançait avec détermination en passant à côté des autres qui semblaient plus petits.

« On dirait un Dragon chinois, ai-je remarqué. Il n’a pas d’ailes. Il descend en tournant. »

Le Dragon s’apprêtait à atterrir avec retenue. Pendant ce temps, Virginie m’invitait à me concentrer sur mon aspect physique. J’étais pieds nus et semblais porter la même tenue que la dernière fois à l’exception d’une jupette en peau de bête. Mes cheveux étaient désormais plus longs et de couleur blonde. Je ne savais toujours pas donner un genre à la personne que j’étais. Il y avait à nouveau...