: Gaston Boissier
: L'Afrique romaine Promenades archéologiques en Algérie et en Tunisie
: Books on Demand
: 9782322249633
: 1
: CHF 5.70
:
: Geschichte
: French
: 142
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Plongez dans le passé glorieux de l'Afrique du Nord avec"L'Afrique Romaine: Promenades Archéologiques en Algérie et en Tunisie". Ce livre captivant vous emmène dans un voyage à travers les sites archéologiques les plus fascinants de l'Algérie et de la Tunisie, explorant les vestiges de l'empire romain qui témoignent de la richesse culturelle et historique de la région. Des descriptions détaillées des fouilles, accompagnées de photographies saisissantes, vous permettent de visualiser les cités, les temples, et les théâtres antiques, révélant les secrets de la Rome antique en Afrique. Promenades Archéologiques en Algérie et en Tunisie" est conçue pour attirer les passionnés d'histoire, les étudiants en archéologie, et tous ceux intéressés par l'héritage romain en Afrique du Nord. Points Clés de cet ouvrage : - Exploration détaillée des sites archéologiques romains en Algérie et Tunisie. - Richesse culturelle et historique de l'Afrique du Nord sous Rome. - Contributions significatives à l'archéologie et à l'histoire de la Rome antique. - Guide essentiel pour les historiens, archéologues, et amateurs d'histoire.

Marie Louis Antoine Gaston Boissier, né à Nîmes le 15 août 1823 et mort à Viroflay le 10 juin 1908 (à 84 ans), est un historien et philologue français. Il collabore à la Revue des Deux Mondes, où il publie de très nombreux travaux. En 1853, il intègre l'Académie du Gard, qu'il quitte dès 18572. En 1876, il est élu membre de l'Académie française, dont il devient le secrétaire perpétuel en 1895. En 1886, il est élu membre de Académie des inscriptions et belles-lettres. Il était également membre de l'Académie royale danoise des sciences et des lettres. Ses ouvrages d'érudition, dont Cicéron et ses amis, qui est traduit en anglais en 1897, ont connu en leur temps un large succès.

CHAPITRE II. — CARTHAGE.


I


Les Phéniciens. — Leur caractère. — Leur commerce. — Établissements qu'ils
fondent. — Carthage.

Les Berbères, nous l'avons vu, formaient la population la plus nombreuse et la plus ancienne de l'Afrique du Nord ; mais de bonne heure, sur ce fond d'indigènes, des étrangers, des Phéniciens, étaient venus s'établir. D'où sortaient-ils, et quelle raison les avait poussés à émigrer ? C'est ce qu'il faut essayer de savoir avant de chercher quelle y fut leur fortune.

Je ne veux pas m'égarer trop avant dans ces questions d'origine, qui sont si obscures. Évitons autant que possible les hypothèses et tenons-nous aux données certaines. Ce qu'on sait avec assurance des Phéniciens, c'est qu'ils parlaient une langue qui est très proche parente de celle des Hébreux ; ils étaient donc, comme eux, des Sémites, et ils avaient beaucoup de leurs qualités, beaucoup aussi de leurs défauts. Prudents et a