: Sonja Kmec, Robert L. Philippart, Antoinettee Reuter
: Ewige Ruhe? Concession à perpétuité ? Grabkulturen in Luxemburg und in den Nachbarregionen / Cultures funéraires au Luxembourg et dans les régions voisines
: capybarabooks
: 9789995943257
: 1
: CHF 16.70
:
: Religion/Theologie
: French
: 100
: Wasserzeichen
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Gestorben wird immer. Das gilt auch für das Großherzogtum Luxemburg und seine Nachbarregionen. Doch was kommt danach? Wo und wie werden Verstorbene zur letzten Ruhe gebettet? Und handelt es sich dabei tatsächlich um die buchstäbliche 'Ewige Ruhe'? Beileibe nicht. Tote gehen auf Reisen oder ziehen um - manchmal gleich mehrfach. Kein Wunder, dass der Tod und das 'Danach' nicht nur die Religionen und die Rechtsprechung jahrhundertelang beschäftigten, sondern ebenfalls in Film, Literatur und Bildender Kunst ihren Niederschlag gefunden haben. Dieses Buch versammelt 49 Texte rund um die Themenkomplexe 'Grabkunst', 'Der Tod im Bild', 'Der Tod in der Literatur', 'Glaube und Recht' sowie 'Tote unterwegs' und gibt einen Überblick über Begräbnisse und Bestattungsgepflogenheiten von der Frühzeit bis heute, auch im Hinblick auf die verschiedenen Glaubensrichtungen und ihre spezifischen Riten.

Sonja Kmec, Robert L. Philippart et Antoinette Reuter


Einführung / Introduction


La mort nous concerne tous. Elle constitue un processus biologique universel et, en même temps, un fait éminemment social. Les rites, les symboles et les objets qui entourent la mort et la commémoration des défunts nous renseignent sur les pratiques culturelles et religieuses, les hiérarchies sociales et les relations de pouvoir, les normes et valeurs, enregistrant les ruptures et les continuités au fil du temps.

Le présent livre s’inscrit dans le projet de rechercheMaterial Cultures and Spaces of Remembrance. A Study of Cemeteries in Luxembourg in the Context of the Greater Region, mené à l’Université du Luxembourg1. La matérialité des tombes nous interpelle : pourquoi est-elle si différente d’un pays à l’autre, d’un cimetière à l’autre, voire d’une section à l’autre au sein d’une même nécropole ? Le projet a montré qu’à côté de phénomènes de mode, de questions de prestige, de foi religieuse et de conviction philosophique ou idéologique, un rôle prépondérant revient aux réglementations communales, aux agences de pompes funèbres et aux logiques commerciales. Par ailleurs, il convient de ne pas négliger la source d’inspiration que peuvent représenter des tombes voisines. Ce mimétisme a été analysé à l’aide d’un outil numérique de sondage et d’analyse spatiale, ainsi que – de façon plus expérimentale – d’uneyetracker développé par des collègues de l’Université de Valenciennes, pour enregistrer les réactions subjectives face au stimulus visuel d’une nécropole.

Le projet s’est également penché sur les répercussions de la sécularisation et duKulturkampf. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la crémation devenait partout en Europe le symbole d’une approche non-religieuse envers la mort et suscitait de grandes controverses. Or, suite à son acceptation par les Églises chrétiennes et une sécularisation poussée depuis les années 1970, les taux de crémation ont connu une croissance exponentielle. Cette évolution a par ailleurs des conséquences directes pour la gestion des cimetières, notamment pour ce qui est de l’aménagement d’espaces de commémoration. On observe une tendance à l’abandon des concessions individuelles et familiales au profit de columbariums et de pelouses de dispersion. Revenant à l’idée originale d’aménagement des cimetières communaux du XIXe siècle, ceux-ci prennent l’aspect de parcs et incluent des « jardins de souvenir ». Les cimetières forestiers et la dispersion en ‘pleine nature’ sont le reflet d’une nouvelle sensibilité. Dans le cadre des flux migratoires accrus, les rapatriements post mortem vers les pays d’origine enregistrent une augmentation certaine. Elle est éventuellement due aux progrès de la crémation – le transport de l’urne étant plus aisé que celle du cercueil – et de la baisse des tarifs aériens. La recherche s’est de même intéressée à la matérialité des restes humains et à l’espoir du ‘repos éternel’ que suggère l’acronyme « R.I.P. » (requiescat in pace), que l’on trouve sur de nombreuses tombes. En effet, depuis le XIXe siècle les concessions ne sont plus perpétuelles mais pluriannuelles et renouvelables, à l’exception de celles des