: Eugene Sue
: Les Mystères de Paris et trois autres roman
: Seltzer Books
: 9781455392643
: 1
: CHF 0.10
:
: Erzählende Literatur
: French
: 1031
: DRM
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB

Ce fichier comprend (en français original): L'Alouette du Casque, Atar Gull, Les Mystères de Paris et Paula Monti. Selon Wikipedia: 'Joseph Marie Eugène Sue (20 janvier 1804 - 3 août 1857) était un romancier français ... Ses expériences navales ont fourni une grande partie des matériaux de ses premiers romans, Kernock le pirate (1830), Atar-Gull (1831 ), La Salamandre (2 volumes, 1832), La Coucaratcha (4 volumes, 1832-1834) et d'autres, qui ont été composés à l'époque du mouvement romantique de 1830. Dans le style quasi historique, il a écrit Jean Cavalier. Les Fanatiques des Cévennes (4 volumes, 1840) et Lautréaumont (2 volumes, 1837), fortement influencé par les idées socialistes d'aujourd'hui, et ses œuvres les plus célèbres: Les Mystères de Paris (10 vol. ., 1842-1843) et Le Juif errant (tr. 'Le Juif Errant') (10 volumes, 1844-1845), parmi les spécimens les plus populaires du feuilleton romain. livres peu édifiants: Les sept pêchés capitaux (16 volumes, 1847-1849), qui contenaient des histoires pour illustrer chacun des sept péchés capitaux, Les Mystères d u peuple (1849-1856), qui a été réprimé par le censeur en 1857, et plusieurs autres, tous à très grande échelle, bien que le nombre de volumes donne une idée exagérée de leur longueur. Certains de ses livres, parmi lesquels Le Juif Errant et les Mystères de Paris, ont été dramatisés par lui-même, généralement en collaboration avec d'autres. Sa période de succès et de popularité coïncide avec celle d'Alexandre Dumas, père, avec qui il a été comparé. Sue n'a ni le large éventail des sujets de Dumas, ni surtout sa faculté de mener l'histoire au moyen d'un dialogue animé; il a cependant un ordre de terreur que Dumas a rarement ou jamais atteint. '

-- Je fais donc ce que tu aurais fait, Marion, je suis l'inconnue; nous arrivons à une maison obscure, la porte s'ouvre, ma conductrice me prend la main, je marche quelques pas dans les ténèbres; soudain une vive lumière m'éblouit, je me vois entouré par les trois capitaines des légions de Béziers, et par d'autres officiers; la femme voilée laisse tomber sa mante, et je reconnais...

 

-- Une de ces damnées bohèmes! s'écria le capitaine. Ah! je te disais bien, Victorin, que les coqueluchons cachaient d'horribles choses!

 

-- Horribles?... Hélas! non, Marion; et je n'ai pas eu le courage de fermer les yeux... Aussitôt je suis cerné de tous côtés; l'autre bohémienne accourt, les officiers m'entourent; les portes sont fermées, on m'entraîne à la place d'honneur. Kidda se met à ma droite, Flory à ma gauche; devant moi se dresse une de ces grosses vieilles cruches, remplie d'un divin nectar, disaient ces maudits, et...

 

-- Et le jour vous surprend dans cette nouvelle orgie, dit gravement Victoria en interrompant son fils. Vous oubliez ainsi dans la débauche l'heure qui vous rappelait auprès de moi. Est-ce là une excuse?

 

-- Non, chère mère, c'est un aveu... car j'ai été faible... mais aussi vrai que la Gaule est libre, je revenais sagement près de vous sans la ruse qu'on a employée pour me retenir. Ne me serez- vous pas indulgente, cette fois encore? Je vous en supplie! ajouta Victorin en s'agenouillant de nouveau devant ma soeur de lait. Ne soyez plus ainsi soucieuse et sévère; je sais mes torts! L'âge me guérira... Je suis trop jeune, j'ai le sang trop vif; l'ardeur du plaisir m'emporte souvent malgré moi... Pourtant, vous le savez, ma mère, je donnerais ma vie pour vous...

 

-- Je le crois; mais vous ne me feriez pas le sacrifice de vos folles et mauvaises passions...

 

-- À voir Victorin ainsi respectueux et repentant aux genoux de sa mère, ai-je dit tout bas à Marion, penserait-on que c'est là ce général illustre et redouté des ennemis de la Gaule, qui, à vingt- deux ans a déjà gagné cinq grandes batailles?

 

-- Victoria, reprit Tétrik de sa voix insinuante et douce, je suis père aussi et enclin à l'indulgence... De plus, dans mes délassements, je suis poète et j'ai écrit une _ode à la Jeunesse_. Comment serais-je sévère?... J'aime tant les vaillantes qualités de notre cher Victorin, que le blâme m'est difficile! Serez-vous donc insensible aux tendres paroles de votre fils? Sa jeunesse est son seul crime... Il vous l'a dit, l'âge le guérira... et son affection pour vous, sa déférence à vos volontés, hâteront la guérison...

 

Au moment où le gouverneur de Gascogne parlait ainsi, un grand tumulte se fit au dehors de la demeure de Victoria, et bientôt on entendit ce cri:

 

-- _Aux armes! aux armes!_

 

Victorin et sa mère, près de laquelle il s'était tenu agenouillé, se levèrent brusquement. -- On crie aux armes! dit vivement le capitaine Marion en prêtant l'oreille.

 

-- Les Franks auront rompu la trêve! m'écriai-je à mon tour; hier un de leurs chefs m'avait menacé d'une prochaine attaque contre le camp; je n'avais pas cru à une si prompte résolution.

 

-- On ne rompt jamais une trêve avant son terme, sans notifier cette rupture, dit Tétrik.

 

-- Les Franks sont des barbares capables de toutes les trahisons! s'écria Victorin en courant vers la porte.

 

Elle s'ouvrit devant un officier couvert de poussière, et haletant qu'il ne put d'abord à peine parler.

 

-- Vous êtes du poste de l'avant-garde du camp, à quatre lieues d'ici, dit le jeune général au nouveau venu, car Victorin connaissait tout les officiers de l'armée; que se passe-t-il?

 

-- Une innombrable quantité