: Alexandre Dumas
: Count of Monte-Cristo English and French
: Seltzer Books
: 9781455425594
: 1
: CHF 0.10
:
: Erzählende Literatur
: English
: 2600
: DRM
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB

Bilingu l, Englilsh and French. The complete four-volume novel in both French and English, and links from the tables of contents to every chapter. According to Wikipedia: 'The Count of Monte Cristo (French: Le Comte de Monte-Cristo) is an adventure novel by Alexandre Dumas, père. It is often considered to be, along with The Three Musketeers, Dumas's most popular work. He completed the work in 1844. Like many of his novels, it is expanded from the plot outlines suggested by his collaborating ghostwriter Auguste Maquet. The story takes place in France, Italy, islands in the Mediterranean and the Levant during the historical events of 1815-1838 (from just before the Hundred Days through to the reign of Louis-Philippe of France). The historical setting is a fundamental element of the book. An adventure story primarily concerned with themes of hope, justice, vengeance, mercy and forgiveness, it tells of a man who is wrongfully imprisoned, escapes from jail, acquires a fortune and sets about getting revenge on the men who destroyed his life. However, his plans also have devastating consequences for the innocent as well as the guilty. The book is considered a literary classic today. According to Luc Sante, 'The Count of Monte Cristo has become a fixture of Western civilization's literature, as inescapable and immediately identifiable as Mickey Mouse, Noah's flood, and the story of Little Red Riding Hood.'








Bilingue, anglais et français. Le roman complet en quatre volumes en français et en anglais, et des liens depuis les tables des matières vers chaque chapitre. Selon Wikipédia: 'Le Comte de Monte-Cristo est un roman d'aventures d'Alexandre Dumas, père, souvent considéré comme l'?uvre la plus populaire de Dumas avec les Trois Mousquetaires. le travail en 1844. Comme beaucoup de ses romans, il est développé à partir des contours suggérés par son nègre collaborateur Auguste Maquet.Le récit se déroule en France, en Italie, dans les îles de la Méditerranée et du Levant pendant les événements historiques de 1815-1838 (d'avant les Cent-Jours jusqu'au règne de Louis-Philippe de France) Le cadre historique est un élément fondamental du livre: une histoire d'aventure principalement consacrée aux thèmes de l'espoir, de la justice, de la vengeance, de la miséricorde et du pardon. d'un homme injustement emprisonné, s'échappe de prison, acquiert une fortune et se venge des hommes qui ont détruit sa vie, mais ses plans ont aussi des conséquences dévastatrices pour les innocents comme pour les coupables. Le livre est considéré comme un classique littéraire aujourd'hui. Selon Luc Sante, 'Le comte de Monte-Cristo est devenu un incontournable de la littérature de la civilisation occidentale, aussi incontournable et immédiatement identifiable que Mickey Mouse, le déluge de Noé, et l'histoire du Petit Chaperon Rouge.'





 VIII  Le château d'If.


 

 En traversant l'antichambre, le commissaire de police fit un signe à deux gendarmes, lesquels se placèrent, l'un à droite l'autre à gauche de Dantès; on ouvrit une porte qui communiquait de l'appartement du procureur du roi au palais de justice, on suivit quelque temps un de ces grands corridors sombres qui font frissonner ceux-là qui y passent, quand même ils n'ont aucun motif de frissonner.

 

De même que l'appartement de Villefort communiquait au palais de justice, le palais de justice communiquait à la prison, sombre monument accolé au palais et que regarde curieusement, de toutes ses ouvertures béantes, le clocher des Accoules qui se dresse devant lui.

 

Après nombre de détours dans le corridor qu'il suivait, Dantès vit s'ouvrir une porte avec un guichet de fer; le commissaire de police frappa, avec un marteau de fer, trois coups qui retentirent, pour Dantès, comme s'ils étaient frappés sur son coeur; la porte s'ouvrit, les deux gendarmes poussèrent légèrement leur prisonnier, qui hésitait encore. Dantès franchit le seuil redoutable, et la porte se referma bruyamment derrière lui. Il respirait un autre air, un air méphitique et lourd: il était en prison.

 

On le conduisit dans une chambre assez propre, mais grillée et verrouillée; il en résulta que l'aspect de sa demeure ne lui donna point trop de crainte: d'ailleurs, les paroles du substitut du procureur du roi, prononcées avec une voix qui avait paru à Dantès si pleine d'intérêt, résonnaient à son oreille comme une douce promesse d'espérance.

 

Il était déjà quatre heures lorsque Dantès avait été conduit dans sa chambre. On était, comme nous l'avons dit, au 1er mars, le prisonnier se trouva donc bientôt dans la nuit.

 

Alors, le sens de l'ouïe s'augmenta chez lui du sens de la vue qui venait de s'éteindre: au moindre bruit qui pénétrait jusqu'à lui, convaincu qu'on venait le mettre en liberté, il se levait vivement et faisait un pas vers la porte; mais bientôt le bruit s'en allait mourant dans une autre direction, et Dantès retombait sur son escabeau.

 

Enfin, vers les dix heures du soir, au moment où Dantès commençait à perdre l'espoir, un nouveau bruit se fit entendre, qui lui parut, cette fois, se diriger vers sa chambre: en effet, des pas retentirent dans le corridor et s'arrêtèrent devant sa porte; une clef tourna dans la serrure, les verrous grincèrent, et la massive barrière de chêne s'ouvrit, laissant voir, tout à coup dans la chambre sombre l'éblouissante lumière de deux torches.

 

À la lueur de ces deux torches, Dantès vit briller les sabres et les mousquetons de quatre gendarmes.

 

Il avait fait deux pas en avant, il demeura immobile à sa place en voyant ce surcroît de force.

 

«Venez-vous me chercher? demanda Dantès.

 

--Oui répondit un des gendarmes.

 

--De la part de M. le substitut du procureur du roi?

 

--Mais je le pense.

 

--Bien, dit Dantès, je suis prêt à vous suivre.»

 

La conviction qu'on venait le chercher de la part de M. de Villefort ôtait toute crainte au malheureux jeune homme: il s'avança donc, calme d'esprit, libre de démarche, et se plaça de lui-même au milieu de son escorte.

 

Une voiture attendait à la porte de la rue, le cocher était sur son siège, un exempt était assis près du cocher.

 

«Est-ce donc pour moi que cette voiture est là? demanda Dantès.

 

--C'est pour vous, répondit un des gendarmes, montez.»

 

Dantès voulut faire quelques observations, mais la portière s'ouvrit, il sentit qu'on le poussait; il n'avait ni la possibilité ni même l'intention de faire résistance, il se trouva en un instant assis au fond de la voiture, entre deux gendarmes; les deux autres s'assirent sur la banquette de devant, et la pesante machine se mit à rouler avec un bruit sinistre.

 

Le prisonnier jeta les yeux sur les ouvertures, elles étaient grillées: il n'avait fait que changer de prison; seulement celle-là roulait, et le transportait en roulant vers un but ignoré. À travers les barreaux serrés à pouvoir à peine y passer la main, Dantès reconnut cependant qu'on longeait la rue Caisserie, et que par la rue Saint-Laurent et la rue Taramis on descendait vers le quai. Bientôt, il vit, à travers ses barreaux, à lui, et les barreaux du monument près duquel il se trouvait, briller les lumières de la Consigne. La voiture s'arrêta, l'exempt descendit, s'approcha du corps de garde; une douzaine de soldats en sortirent et se mirent en haie; Dantès voyait, à la lueur des réverbères du quai, reluire leurs fusils.

 

«Serait-ce pour moi, se demanda-t-il, que l'on déploie une pareille force militaire?»

 

L'exempt, en ouvrant la portière qui fermait à clef quoique sans prononcer une seule parole répondit à cette qu