: William Shakespeare
: Shakespeare's Romances: All Four Plays, in French
: Seltzer Books
: 9781455427147
: 1
: CHF 0.10
:
: Dramatik
: French
: 954
: DRM
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB

La romance de Shakespeare joue, dans la traduction française: Cymbeline, Pericles, The Tempest et The Winter's Tale.

 SCÈNE III,  ARVIRAGUS entre soutenant dans ses bras IMOGÈNE qu'il croit morte.


 

 BÉLARIUS.--Regarde, le voilà qui vient! et dans ses bras il porte letriste objet de ces accents que nous blâmions tout à l'heure.

 

ARVIRAGUS.--Il est mort l'oiseau dont nous faisions tant de cas!J'aurais mieux aimé, passant d'un saut de seize ans à soixante, avoirchangé mon temps de bondir contre une béquille, que de voir cela.

 

GUIDÉRIUS.--O le plus beau, le plus doux des lis! penché sur les bras demon frère, tu n'as pas la moitié des grâces que tu avais, lorsque tu tesoutenais toi-même.

 

BÉLARIUS.--O mélancolie! qui a jamais pu sonder ton abîme? qui a jamaispu jeter la sonde pour trouver la côte où ta barque pesante pourraitaborder? Objet bien-aimé! Jupiter sait quel homme tu aurais pu devenir;mais moi je sais que tu étais un enfant rare, et que tu es mort demélancolie.--En quel état l'as-tu trouvé?

 

ARVIRAGUS.--Roide, comme vous le voyez; ce sourire sur les lèvres, commes'il eût senti en riant non le trait de la mort, mais la piqûre d'uninsecte qui chatouillait son sommeil; sa joue droite reposait sur uncoussin.

 

GUIDÉRIUS.--En quel endroit?

 

ARVIRAGUS.--Par terre, ses bras ainsi entrelacés. J'ai cru qu'ildormait, et j'ai quitté mes souliers ferrés qui retentissaient trop sousmes pas.

 

GUIDÉRIUS.--En effet, sa mort n'est qu'un sommeil, et sa tombe sera unlit. Les fées viendront la visiter souvent, et jamais les vers n'oserontl'approcher.

 

ARVIRAGUS.--Tant qu