: Jules Verne
: Les Tribulations d'un Chinois en Chine
: Seltzer Books
: 9781455355464
: 1
: CHF 0.10
:
: Erzählende Literatur
: French
: 480
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: ePUB

Roman classique, en français original. Selon Wikipédia: «Jules Gabriel Verne (8 février 1828 - 24 mars 1905) est un auteur français qui a été le pionnier du genre de la science-fiction, notamment des romans comme Voyage au centre de la terre (1864), Vingt mille lieues sous la mer (1870) et autour du monde en quatre-vingts jours (1873) Verne a écrit sur l'espace, l'air et les voyages sous-marins avant que les voyages aériens et les sous-marins pratiques soient inventés. Selon Index Translationum, il est le troisième auteur le plus traduit au monde, certains de ses livres ont été transformés en films ... Verne, avec HG Wells, est souvent surnommé le «père de la science-fiction»

 XIV OÙ LE LECTEUR POURRA, SANS FATIGUE, PARCOURIR QUATRE VILLES EN UNE SEULE


 

Le Pé-Tché-Li, la plus septentrionale des dix-huit provinces de la Chine, est divisé en neuf départements.

 

Un de ces départements à pour chef-lieu Chun-Kin-Fo, c'est-à-dire «la ville du premier ordre obéissant au ciel».

 

Cette ville, c'est Péking.

 

Que le lecteur se figure un casse-tête chinois, d'une superficie de six mille hectares, d'un périmètre mètre de huit lieues, dont les morceaux irréguliers doivent remplir exactement un rectangle, telle est cette mystérieuse Kambalu, dont Marco Polo rapportait une si curieuse description vers la fin du XIIIe siècle, telle est la capitale du Céleste Empire.

 

En réalité, Péking comprend deux villes distinctes, séparées par un large boulevard et une muraille fortifiée: l'une, qui est un parallélogramme rectangle, la ville chinoise; l'autre un carré presque parfait, la ville tartare; celle-ci renferme deux autres villes: la ville jaune, Hoang-Tching, et Tsen-Kin-Tching, la ville Rouge ou ville Interdite.

 

Autrefois, l'ensemble de ces agglomérations comptait plus de deux millions d'habitants. Mais l'émigration, provoquée par l'extrême misère, a réduit ce chiffre à un million tout au plus. Ce sont des Tartares et des Chinois, auxquels il faut ajouter dix mille Musulmans environ, plus une certaine quantité de Mongols et de Tibétains, qui composent la population flottante.

 

Le plan de ces deux villes superposées figure assez exactement un bahut, dont le buffet serait formé par la cité chinoise et la crédence par la cité tartare.

 

Six lieues d'une enceinte fortifiée, haute et large de quarante à cinquante pieds, revêtue de briques extérieurement, défendue de deux cents en deux cents mètres par des tours saillantes, entourent la ville tartare d'une magnifique promenade dallée, et aboutissent à quatre énormes bastions d'angle, dont la plate-forme porte des corps de garde.

 

L'Empereur, Fils du Ciel, on le voit, est bien gardé.

 

Au centre de la cité tartare, la ville jaune, d'une superficie de six cent soixante hectares, desservie par huit portes, renferme une montagne de charbon, haute de trois cents pieds, point culminant de la capitale, un superbe canal, dit «Mer du Milieu», que traverse un pont de marbre, deux couvents de bonzes, une pagode des Examens, le Peï-tha-sse, bonzerie bâtie dans une presqu'île, qui semble suspendue sur les eaux claires du canal, le Peh-Tang, établissement des missionnaires catholiques, la pagode impériale, superbe avec son toit de clochettes sonores et de tuiles bleu lapis, le grand temple dédié aux ancêtres de la dynastie régnan