: Jules Verne
: Mistress Branican
: Seltzer Books
: 9781455355457
: 1
: CHF 0.10
:
: Erzählende Literatur
: French
: 595
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Roman classique, en français original. Selon Wikipédia: «Jules Gabriel Verne (8 février 1828 - 24 mars 1905) est un auteur français qui a été le pionnier du genre de la science-fiction, notamment des romans comme Voyage au centre de la terre (1864), Vingt mille lieues sous la mer (1870) et autour du monde en quatre-vingts jours (1873) Verne a écrit sur l'espace, l'air et les voyages sous-marins avant que les voyages aériens et les sous-marins pratiques soient inventés. Selon Index Translationum, il est le troisième auteur le plus traduit au monde, certains de ses livres ont été transformés en films ... Verne, avec HG Wells, est souvent surnommé le «père de la science-fiction».

 XI  Première campagne dans la Malaisie


 

 Après un parcours de deux mille deux cents milles[5], le Dolly-Hope eut connaissance de la montagne de Mouna Kea, qui domine de quinze mille pieds l'île Hawaï, la plus méridionale du groupe des Sandwich.

 

Indépendamment de cinq grandes îles et de trois petites, ce groupe compte encore un certain nombre d'îlots, sur lesquels il n'y avait pas lieu de rechercher les traces du Franklin. Il était évident que ce naufrage eût été depuis longtemps connu, s'il se fût produit sur les nombreux écueils de cet archipel, même ceux de Medo-Manou, bien qu'ils ne soient fréquentés que par d'innombrables oiseaux de mer. En effet, les Sandwich possèdent une population assez dense -- cent mille habitants, rien que pour l'île Hawaï -- et, grâce aux missionnaires français, anglais et américains qui séjournent dans ces îles, la nouvelle du désastre fût promptement arrivée aux ports de la Californie.

 

D'ailleurs, quatre ans auparavant, lorsque le capitaine Ellis avait fait la rencontre du Franklin, les deux navires se trouvaient déjà au delà du groupe des Sandwich. Le Dolly-Hope continua donc sa route vers le sud-ouest, à travers cette mer admirable du Pacifique, qui mérite volontiers son nom pendant les quelques mois de la saison chaude.

 

Six jours plus tard, le rapide steamer avait franchi la ligne conventionnelle que les géographes ont tracée du sud au nord entre la Polynésie et la Micronésie. Dans cette partie occidentale des mers polynésiennes, le capitaine Ellis n'avait aucune investigation à faire. Mais, au delà, les mers micronésiennes fourmillent d'îles, d'îlots et de récifs, où le Dolly-Hope aurait la tâche périlleuse de relever les indices d'un naufrage.

 

Le 22 août, on relâcha à Otia, l'île la plus importante du groupe des Marshall, visité par Kotzebue et les Russes en 1817. Ce groupe[6], réparti sur trente milles de l'est à l'ouest, et treize milles du nord au sud, ne renferme pas moins de soixante-cinq îlots ou attolons.

 

Le Dolly-Hope, qui aurait eu la facilité de refaire sa provision d'eau en quelques heures à l'aiguade de l'île, prolongea cependant sa relâche durant cinq jours. Embarqué sur la chaloupe à vapeur, le capitaine Ellis put se convaincre qu'aucun navire ne s'était perdu sur ces écueils les quatre dernières années. On rencontra bien quelques débris le long des îlots Mulgrave; mais ce n'étaient que des troncs de sapins, de palmiers, de bambous, apportés par les courants du nord ou du sud, et dont les habitants se servent pour construire leurs pirogues. Le capitaine Ellis apprit du chef de l'île Otia que, depuis 1872, on n'avait mentionné qu'un seul bâtiment qu