: Victor Hugo
: Napoleon le Petit
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: Geschichte
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Selon Wikipédia: «Napoléon le Petit était un pamphlet politique influent de Victor Hugo qui condamnait le règne de Napoléon III, empereur des Français, qui vécut en exil à Guernesey pendant la plus grande partie du règne de Napoléon III, et sa critique du monarque fut significative. comme il était l'un des Français les plus éminents de l'époque, et a été vénéré par beaucoup, il inclut le concept de deux et deux font cinq comme un déni de la vérité par l'autorité, une notion plus tard utilisée par George Orwell dans Nineteen Quatre-vingt-quatre volumes ont été introduites clandestinement en France (par exemple dans des balles de foin, et entre des tôles comme une boîte de sardines), lues lors de réunions secrètes et copiées à la main.
Toujours selon Wikipédia: 'Victor-Marie Hugo (26 février 1802 - 22 mai 1885) était un poète, dramaturge, romancier, essayiste, plasticien, homme d'État, militant des droits de l'homme et représentant du mouvement romantique en France. En France, la renommée littéraire de Hugo vient d'abord de sa poésie mais repose aussi sur ses romans et ses réalisations dramatiques. Parmi les nombreux volumes de poésie, Les Contemplations et La Légende des siècles sont particulièrement estimés et Hugo est parfois identifié comme le plus grand poète français. Hors de France, ses œuvres les plus connues sont les romans Les Misérables et Notre-Dame de Paris (connus aussi en anglais sous le titre de Le Bossu de Notre-Dame). Bien que royaliste conservateur engagé lorsqu'il était jeune, Hugo devint plus libéral au fil des décennies; il est devenu un partisan passionné du républicanisme et son travail touche à la plupart des questions politiques et sociales et aux tendances artistiques de son temps. Il est enterré au Panthéon. '

 II  SUITE DES CRIMES


 

 Et voilà ce malfaiteur!

 

Et l'on ne t'applaudirait pas, ô vérité, quand aux yeux de l'Europe, aux yeux du monde, en présence du peuple, à la face de Dieu, en attestant l'honneur, le serment, la foi, la religion, la sainteté de la vie humaine, le droit, la générosité de toutes les âmes, les femmes, les soeurs, les mères, la civilisation, la liberté, la république, la France, devant ses valets, son sénat et son conseil d'état, devant ses généraux, ses prêtres et ses agents de police, toi qui représentes le peuple, car le peuple, c'est la réalité; toi qui représentes l'intelligence, car l'intelligence, c'est la lumière; toi qui représentes l'humanité, car l'humanité, c'est la raison; au nom du peuple enchaîné, au nom de l'intelligence proscrite, au nom de l'humanité violée, devant ce tas d'esclaves qui ne peut ou qui n'ose dire un mot, tu soufflettes ce brigand de l'ordre!

 

Ah! qu'un autre cherche des mots modérés. Oui, je suis net et dur, je suis sans pitié pour cet impitoyable et je m'en fais gloire.

 

Poursuivons.

 

À ce que nous venons de raconter ajoutez tous les autres crimes sur lesquels nous aurons plus d'une occasion de revenir, et dont, si Dieu nous prête la vie, nous raconterons l'histoire en détail. Ajoutez les incarcérations en masse avec des circonstances féroces, les prisons regorgeant[37], le séquestre[38] des biens des proscrits dans dix départements, notamment dans la Nièvre, dans l'Allier et dans les Basses-Alpes; ajoutez la confiscation des biens d'Orléans avec le morceau donné au clergé, Schinderhannes faisait toujours la part du curé. Ajoutez les commissions mixtes et la commission dite de clémence[39]; les conseils de guerre combinés avec les juges d'instruction et multipliant les abominations, les exils par fournées, l'expulsion d'une partie de la France hors de France; rien que pour un seul département, l'Hérault, trois mille deux cents bannis ou déportés; ajoutez cette épouvantable proscription, comparable aux plus tragiques désolations de l'histoire, qui, pour tendance, pour opinion, pour dissidence honnête avec ce gouvernement, pour une parole d'homme libre dite même avant le 2 décembre, prend, saisit, appréhende, arrache le laboureur à son champ, l'ouvrier à son métier, le propriétaire à sa maison, le médecin à ses malades, le notaire à son étude, le conseiller général à ses administrés, le juge à son tribunal, le mari à sa femme, le frère à son frère, le père à ses enfants, l'enfant à ses parents, et marque d'une croix sinistre toutes les têtes depuis les plus hautes jusqu'aux plus obscures. Personne n'échappe. Un homme en haillons, la barbe longue, entre un matin dans ma chambre à Bruxelles. J'arrive, dit-il; j'ai fait la route à pied; voilà deux jours que je n'ai mangé. On lui donne du pain. Il mange. Je lui dis:--D'où venez-vous?--De Limoges.--Pourquoi êtes-vous ici?--Je ne sais pas; on m'a chassé de chez nous.--Qu'est-ce que vous êtes?--Je suis sabotier.

 

Ajoutez l'Afrique, ajoutez la Guyane, ajoutez les atrocités de Bertrand, les atrocités de Canrobert, les atrocités d'Espinasse, les atrocités de Martimprey; les cargaisons de femmes expédiées par le général Guyon; le représentant Miot traîné de casemate en casemate; les baraques où l'on est cent cinquante, sous le soleil des tropiques, avec la promiscuité, avec l'ordure, avec la vermine, et où tous ces innocents, tous ces patriotes, tous ces honnêtes gens expirent, loin des leurs, dans la fièvre, dans la misère, dans l'horreur, dans le désespoir, se tordant les mains. Ajoutez tous ces malheureux livrés aux gendarmes, liés deux à deux, emmagasinés dans les faux ponts du _Magellan_, du _Canada_ ou du _Duguesclin_; jetés à Lambessa, jetés à Cayenne avec les forçats, sans savoir ce qu'on leur veut, sans pouvoir deviner ce qu'ils ont fait. Celui-ci, Alphonse Lambert, d