: Jules Verne
: Voyage au Centre de la Terre
: Seltzer Books
: 9781455358762
: 1
: CHF 0.10
:
: Erzählende Literatur
: French
: 502
: DRM
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB

Roman d'aventure de science-fiction classique, dans le français original. Selon Wikipédia: «Jules Gabriel Verne (8 février 1828 - 24 mars 1905) est un auteur français qui a été le pionnier du genre de la science-fiction, notamment des romans comme Voyage au centre de la terre (1864), Vingt mille lieues sous la mer (1870) et autour du monde en quatre-vingts jours (1873) Verne a écrit sur l'espace, l'air et les voyages sous-marins avant que les voyages aériens et les sous-marins pratiques soient inventés. Selon Index Translationum, il est le troisième auteur le plus traduit au monde, certains de ses livres ont été transformés en films ... Verne, avec HG Wells, est souvent surnommé le «père de la science-fiction»

Chapitre 19


 

 Le lendemain, mardi 30 juin, à six heures, la descente fut reprise.

 

Nous suivions toujours la galerie de lave, véritable rampe naturelle, douce comme ces plans inclinés qui remplacent encore l'escalier dans les vieilles maisons.  Ce fut ainsi jusqu'à midi dix-sept minutes, instant précis où nous rejoignîmes Hans, qui venait de s'arrêter.

 

«Ah!  s'écria mon oncle, nous sommes parvenus à l'extrémité de la cheminée.»

 

Je regardai autour de moi; nous étions au centre d'un carrefour, auquel deux routes venaient aboutir, toutes deux sombres et étroites.  Laquelle convenait-il de prendre?  Il y avait là une difficulté.

 

Cependant mon oncle ne voulut paraître hésiter ni devant moi ni devant le guide; il désigna le tunnel de l'est, et bientôt nous y étions enfoncés tous les trois.

 

D'ailleurs toute hésitation devant ce double chemin se serait prolongée indéfiniment, car nul indice ne pouvait déterminer le choix de l'un ou de l'autre; il fallait s'en remettre absolument au hasard.

 

La pente de cette nouvelle galerie était peu sensible, et sa section fort inégale; parfois une succession d'arceaux se déroulait devant nos pas comme les contre-nefs d'une cathédrale gothique; les artistes du moyen âge auraient pu étudier là toutes les formes de cette architecture religieuse qui a l'ogive pour générateur.  Un mille plus loin, notre tête se courbait sous les cintres surbaissés du style roman, et de gros piliers engagés dans le massif pliaient sous la retombée des voûtes.  A de certains endroits, cette disposition faisait place à de basses substructions qui ressemblaient aux ouvrages des castors, et nous nous glissions en rampant à travers d'étroits boyaux.

 

La chaleur se maintenait à un degré supportable. Involontairement je songeais à son intensité, quand les laves vomies par le Sneffels se précipitaient par cette route si tranquille aujourd'hui.  Je m'imaginais les torrents de feu brisés aux angles de la galerie et l'accumulation des vapeurs surchauffées dans cet étroit milieu!

 

«Pourvu, pensai-je, que le vieux volcan ne vienne pas à se reprendre d'une fantaisie tardive!»

 

Ces réflexions, je ne les communiquai point à l'oncle Lidenbrock; il ne les eût pas comprises.  Son unique pensée était d'aller en avant.  Il marchait, il glissait, il dégringolait même, avec une conviction qu'après tout il valait mieux admirer.

 

A six heures du soir, après une prome