: Jules Verne
: Autour de la Lune
: WS
: 9782291006220
: 1
: CHF 0.90
:
: Erzählende Literatur
: French
: 150
: DRM
: PC/MAC/eReader/Tablet
: ePUB
Suite du roman De la Terre à la Lune. Michel Ardan, Nicholl et Barbicane ont survécu à la terrible déflagration qui les a envoyés dans l'espace. Malgré la frayeur causée par un astéroïde qui manque de les pulvériser, ils fêtent dignement la réussite de leur départ. Cependant, les fantaisies de l'aventurier français n'empêchent pas l'esprit pratique et scientifique de ses compagnons américains de reprendre le dessus. Nicholl et Barbicane multiplient les observations les plus intéressantes sur la température de l'espace, la gravitation ou les effets de l'apesanteur. Mais ils constatent aussi que leur course a été déviée par leur rencontre avec le corps errant et qu'ils manqueront la Lune...

Chapitre préliminaire


Qui résume la première partie de cet ouvrage, pour servir de préface a la seconde.

Pendant le cours de l’année 186. , le monde entier fut singulièrement ému par une tentative scientifique sans précédents dans les annales de la science. Les membres du Gun-Club, cercle d’artilleurs fondé à Baltimore après la guerre d’Amérique, avaient eu l’idée de se mettre en communication avec la Lune – oui, avec la Lune –, en lui envoyant un boulet. Leur président Barbicane, le promoteur de l’entreprise, ayant consulté à ce sujet les astronomes de l’Observatoire de Cambridge, prit toutes les mesures nécessaires au succès de cette extraordinaire entreprise, déclarée réalisable par la majorité des gens compétents. Après avoir provoqué une souscription publique qui produisit près de trente millions de francs, il commença ses gigantesques travaux.

Suivant la note rédigée par les membres de l’Observatoire, le canon destiné à lancer le projectile devait être établi dans un pays situé entre 0 et 28 degrés de latitude nord ou sud, afin de viser la Lune au zénith. Le boulet devait être animé d’une vitesse initiale de douze mille yards à la seconde. Lancé le 1er décembre, à onze heures moins treize minutes et vingt secondes du soir, il devait rencontrer la Lune quatre jours après son départ, le 5 décembre, à minuit précis, à l’instant même où elle se trouverait dans son périgée, c’est-à-dire à sa distance la plus rapprochée de la Terre, soit exactement quatre-vingt-six mille quatre cent dix lieues.

Les principaux membres du Gun-Club, le président Barbicane, le major Elphiston, le secrétaire J. -T. Maston et autres savants tinrent plusieurs séances dans lesquelles furent discutées la forme et la composition du boulet, la disposition et la nature du canon, la qualité et la quantité de la poudre à employer. Il fut décidé : 1° que le projectile serait un obus en aluminium d’un diamètre de cent huit pouces et d’une épaisseur de douze pouces à ses parois, qui pèserait dix-neuf mille deux cent cinquante